Jean 5.21-43

Réflexion

Contexte typique de la vie active de Jésus : sur le bord du lac de Génésareth avec une foule autour de lui (puissance de l’Esprit à l’œuvre par l’enseignement de la Parole et les miracles).

Un des chefs du peuple, précisément de la synagogue, se présente publiquement à Jésus. C’est Jaïrus. Il se jette à ses pieds (!), le supplie avec insistance de venir imposer les mains à sa petite fille pour qu’elle survive à sa maladie mortelle. Jésus accepte, et la foule suit (21-24).
Le chef et l’estimé du peuple, le personnage de haut rang, est dans la détresse. Sa fille se meurt! Il est prêt à l’humiliation publique, le mépris des autres, la perte de sa réputation pour la guérison de son enfant. Il prend position et se soumet à Jésus même si cela peut signifier la perte de son poste de chef de la synagogue, car les Juifs de Jérusalem allaient éventuellement exclure de la synagogue quiconque prenait le parti de Jésus. Suffit! Sa fille est plus importante pour lui (et son épouse..?) que sa position sociale. Jésus fait selon la volonté de Jaïrus.

Une femme, impure par son écoulement de sang, se faufile parmi la foule et se présente en cachette à Jésus. Elle est anonyme. Elle aussi vit une détresse profonde; ses hémorragies durent depuis 12 ans et se sont empirées avec les médecins sans mentionner qu’elle a perdu tout son argent. Pour elle sa guérison tient au toucher du vêtement de Jésus. Ni vu, ni connu… un seul toucher et la voilà guérie! (v. 25-29)

Jésus s’en rend compte. Il s’arrête. Dieu doit être glorifié publiquement de son acte de bonté, c’est pourquoi il demande «qui m’a touché?». Imaginons Jaïrus ici. Le temps presse et Jésus s’arrête. Quel stress et déception il doit avoir ressenti. Et peut-être même de la colère quand la femme s’est révélée publiquement, une femme impure qui a osé touché quelqu’un d’autre en cachette! Pour un chef de synagogue cela devait être révoltant. Et si Jésus avait été rendu impur cela aurait pu vouloir dire la mort assurée de sa fille! Mais il ne dit rien. Jésus est en contrôle de la situation. On comprend pourquoi la femme se présente finalement (après combien de minutes?) toute tremblante et effrayée. Elle se jette aussi aux pieds de Jésus et dit tout. Mais Jésus ne la condamne pas, il ne regarde pas à ses péchés mais à sa foi en Dieu. Et il l’a renvoie dans la paix et la guérison permanente (v. 30-34).

Mais cet arrêt a duré trop longtemps… la fille de Jaïrus est maintenant morte. Des gens de son entourage arrivent, lui annoncent la triste nouvelle, et lui recommande d’abandonner. Pourquoi déranger encore le maître? Mais Jésus parle aussitôt pour réconforter Jaïrus et fortifier sa foi! «Crois seulement!» Dans une telle circonstance, la foi est très difficile. C’est pourquoi Jésus choisit ses plus forts pour l’accompagner, ceux qui croient malgré tout. Rendus à la maison, c’est la panique, la détresse, les cris du deuil. Jésus annonce publiquement que l’enfant n’est pas morte, mais on se moque de lui. Encore un obstacle à la foi de Jaïrus. Mais Jaïrus ne dit mot. Il suit Jésus, qui garde le contrôle. Jésus fait sortir tous ces incroyants, prend avec lui le père et la mère (Jaïrus et sa femme), avec ses proches disciples, et ils entrent dans la chambre mortuaire. Jésus prend la main de la jeune fille, et lui dit : lève-toi, je te le dis. Comme Dieu a créé la vie par sa parole, Jésus ressuscite la jeune fille par sa parole. Il ordonne que cela reste secret et recommande qu’on prenne soin de la fille en lui donnant à manger.

La pauvre femme était probablement seule, et rien ne l’a empêchée d’être guérie, mais le chef, qui est probablement riche et important, est entouré de gens qui posent des obstacles à la guérison de sa fille! Tous ces gens bien intentionnés sont dans le chemin de Jésus! Il aura fallu à Jaïrus de garder ses yeux sur Jésus jusqu’à la fin, malgré tous ceux qui s’y opposaient, pour voir la guérison de sa fille de 12 ans.

Application

Petits et grands, pauvres et riches, insignifiants et importants aux yeux des hommes, tous peuvent venir à Jésus par la foi et être sauvés de leurs détresses. Les riches semblent entourés d’obstacles à la foi cependant. Tant à l’intérieur (orgueil rattaché à la réputation) qu’à l’extérieur (gens influents et raisonnables), les difficultés ne manquent pas au riche d’être sauvé et de recevoir de Dieu les biens durables. De l’autre côté, le pauvre a le chemin libre, sauf peut-être l’attitude des autres qui méprisent et accusent.

Donc, nous devons tous croire en Jésus jusqu’au bout pour être sauvé de nos détresses, sans tenir compte de nos émotions intérieures ni de la réaction des autres. Cela demande un engagement de tout cœur envers Jésus, une soumission entière à sa volonté en son temps, car c’est Lui qui doit demeurer en contrôle de tout … et nous verrons la gloire de Dieu. C’est sûr!


Autres lectures complémentaires :

La même histoire se trouve dans Matthieu 9.16-26; Luc 8.40-56.

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