2 Samuel 6.1-23



Réflexion

David est roi, et tout le pays le reconnaît comme tel. Il décide alors de rendre honneur à l’Éternel en faisant monter son arche, à laquelle est associée son nom, dans sa propre maison. David ne fait pas cela en cachette. Au contraire, il invite 30 000 hommes, qui représentent les plus importants personnages de tout le pays, et qui viennent avec leurs femmes, serviteurs et servantes (v.20). Avec une telle foule, David va chercher l’arche du Maître de l’univers, qu’on place sur un char flambant neuf, spécialement choisi pour l’occasion, et les deux fils d’Abinadab conduisent le char. Ce déménagement se fait dans la joie, la musique et la louange d’une foule en fête. Et quelle fête!

Mais un accident se produit. Les bœufs font pencher l’arche dans un tournant (?) et Uzza tente de la retenir pour la protéger et il pose sa main sur l’arche. N’étant pas un prêtre, il commet alors une faute que l’Éternel punit sur-le-champ. Uzza tombe raide mort frappé par la colère de l’Éternel. Quelle douche froide sur la fête! Tout s’arrête. David est profondément troublé par la réaction de l’Éternel, démontrant sa sainteté absolue, et il change d’avis : l’arche n’entrera pas chez lui. David a peur de l’Éternel. Il l’envoie donc dans la maison d’Obed-Edom, un homme qui vient de Gath, village à la frontière du pays des Philistins.

Et l’Éternel bénit Obed-Edom ainsi que sa famille. Voyant cela, David décide de faire monter l’arche chez lui, dans la maison du roi, au milieu des réjouissances. Mais David prend des précautions face à la sainteté de l’Éternel. D’abord, l’arche n’est pas portée sur un char par des bœufs, mais par des hommes sur leurs épaules. C’est ce que la loi exigeait (Exode 25.13-15). À chaque six pas que ces porteurs font, on s’arrête et sacrifie un bœuf et veau gras, sacrifice de communion (v.17). Si l’arche était à Gath, la distance était d’environ 50km! Cela fait combien de sacrifices? Pendant cette procession, David s’humilie devant l’Éternel en dansant, habillé d’un habit très simple (il n’est pas nu, ni avec des sous-vêtements). C’est ainsi qu’on fait monter l’arche dans la joie et l’humilité.

Mical, femme de David et fille de Saül, était restée dans la maison du roi à Jérusalem. Elle n’avait donc pas participé à cette fête. Dans son cœur, elle éprouve du mépris envers le roi David quand elle voit son comportement.
Une fois l’arche placée dans la tente prévue, David offre encore des sacrifices de communion. Il bénit, au nom de l’Éternel, le peuple qui l’a accompagné, puis il leur donne généreusement de la nourriture pour le chemin du retour.
David retourne chez lui pour bénir aussi sa famille, et Mical l’accueille avec mépris. David cependant la reprend sur le fait que c’est devant l’Éternel, à ses yeux, qu’il s’est humilié en dansant. Et ce fait est en fait un honneur qui saura être reconnu par le peuple. Mical reçoit un jugement de l’Éternel pour prix de son attitude envers David; elle devient stérile!

Application

La réaction de l’Éternel sur Uzza est choquante pour des yeux humains. Pourquoi l’Éternel n’a pas démontré de la compréhension? Pourquoi n’a-t-il pas considéré la bonne intention d’Uzza de protéger son arche? N’est-il pas Amour? Comment sa colère peut-elle avoir été si fatale pour un serviteur prévenant? C’est qu’on ne «touche» pas à l’Éternel, ni à ce qui est associé à Son nom, sans en subir les conséquences.
Aujourd’hui, qu’est-ce qui est aussi saint que l’arche, à laquelle était associée le nom de l’Éternel? La sainte-cène ou repas du Seigneur. Ainsi Paul nous avertit dans le Seigneur : C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. I Cor. 11.27-30 La parole de Dieu est aussi sainte, car associée au nom de l’Éternel. Elle agit comme une épée tranchante. Elle juge les sentiments et les pensées du cœur (Héb. 4.12) et manipulée par l’Esprit elle repousse l’ennemi de nos âmes (Éph. 6.17). Enfin, le peuple de Dieu est aussi saint, étant le temple de Dieu, le temple de l’Esprit-Saint. Ne pas considérer la sainteté de ces trois propriétés de l’Éternel nous attire bien des ennuis dans notre marche quotidienne.

Quand la sainteté de l’Éternel est respectée, on peut alors s’approcher de Lui dans la joie. Et l’Éternel bénit! Il se montre favorable à son peuple quand celui-ci est humble et respectueux de Sa sainteté. Son peuple n’a pas à craindre sa colère alors.

L’attitude de la femme de David démontre sa mondanité. Si l’Éternel nous place en position de responsabilité sur le peuple de Dieu, ce n’est pas pour démontrer notre supériorité. Nous sommes tous frères, disait Jésus. Nous sommes égaux. Si comme David, nous nous humilions à nos yeux pour élever l’Éternel, bénir en son nom les autres en aimant généreusement, l’Éternel nous bénira et nous rendra fructueux (les autres se soumettront à notre leadership). Mais si nous nous posons comme supérieurs, nous deviendrons inefficaces et finiront seul, abandonnés de tous.

Autres lectures complémentaires :

I Chron. 13; Ps 132; Ha 3.18

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