Aux pieds du Maître : semaine 34

Aux pieds du Maître : semaine 34 (du 18 au 24 août 2014)
Plan de la semaine :
1. Lecture des textes : Matthieu 15.1-20
2. Méditation :

Quel est l’état de notre cœur aujourd’hui? Est-il est pur ou impur devant Dieu?
Jésus a dit : Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! Matthieu 5.8
Que signifie avoir le cœur pur? Le dictionnaire l’Internaute définit l’adjectif pur par : «qui n’a pas été mélangé» et «simple, sans superflu» Un cœur pur c’est un cœur simple, sans mélange, qui a un seul grand but dans la vie. Un cœur pur selon Dieu c’est un cœur qui a comme seul grand but de glorifier Dieu et se réjouir en Jésus.
Et est-ce que tous les autres buts que nous avons découlent de ce seul grand but? Si oui, Jésus nous appelle bénis et promet que nous verrons Dieu. Nous le verrons non seulement après la mort ou sur les nuées lors de son retour en gloire, mais nous le verrons dans nos vies. Non pas de nos yeux physiques, mais la présence de Dieu avec ses bénédictions qui arrivent toujours à point marquera nos vies, si nos cœurs sont purs devant Lui.

Comment avoir et garder un cœur pur? Jésus a dit :
Déjà vous êtes purs à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans rester attaché au cep; il en va de même pour vous si vous ne demeurez pas en moi. Jean 15.3-4
C’est la parole de Jésus qui nous rend pur. Si nous lui obéissons, si nous soumettons volontairement nos intelligences aux instructions de Jésus nos cœurs seront purs devant Dieu. Comment? Par le moyen de la foi en Jésus. Voilà la bonne nouvelle : nos cœurs peuvent être purs devant Dieu aujourd’hui! Il est écrit :
«si nous marchons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Jésus[-Christ] son Fils nous purifie de tout péché. I Jean 1,7
Le sang de Jésus c’est sa mort expiatoire sur la croix une fois pour toutes. Lui le juste pour nous des injustes, Jésus, l’homme pur de toute souillure et de tout péché s’est offert à notre place en tant qu’homme pour subir la juste condamnation qu’avaient méritée nos souillures et nos péchés. Et quelle était cette juste condamnation que nous méritions tous? C’était d’être séparé de Dieu dans cette vie comme dans l’éternité et de mourir de la seconde mort qui est la perdition éternelle. Mais dans son grand amour pour nous, hommes pécheurs, Dieu a fait cela en Christ afin de nous réconcilier avec lui et nous purifier de tout péché. C’est pourquoi il est écrit tout de suite après :
Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. I Jean 1,9
C’est ainsi que nos cœurs deviennent purs devant Dieu, car ils sont déclarés purs à cause de notre foi en Christ. En Jésus, nous sommes donc devant Dieu déclarés purs, justes et saints. Maintenant demeurons en Jésus et reconnaissons nos péchés de tous les jours, car Dieu est fidèle et juste pour nous purifier constamment de tout mal.
Dans le texte de l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus s’adresse aux traditions humaines qui s’ajoutent à la parole de Dieu. Or nous avons aussi nos traditions évangéliques.
Et nous sommes toujours tentés d’ajouter à la Parole pure de Dieu des commandements humains, des traditions qu’on pourrait appeler d’évangéliques, et aussi de retrancher de la Parole des commandements qui ne font plus notre affaire, qui ne nous semblent plus très pratiques, mais qui demeurent commandements de Dieu très valables pour notre vie avec Dieu.

Les pharisiens et les spécialistes de la loi viennent trouver Jésus et accusent ses disciples de transgresser ou briser la tradition des anciens. C’était une manière détournée d’accuser Jésus, car il enseignait ses disciples. Quelle était l’importance de cette «tradition des anciens» dans le monde juif de l’époque pour obliger des spécialistes religieux de la capitale, Jérusalem, de faire la voyage vers un village reculé de la Galilée dans le but d’intervenir et faire stopper la pratique d’hommes qui suivaient un rabbi du nom de Jésus? La «tradition des anciens» s’était formée graduellement à la suite du profond désir de la part de Juifs pieux de mettre en pratique la loi de Dieu. Leur intention était donc excellente. Parce que c’est toujours la volonté de Dieu que ses fidèles obéissent et mettent en pratique sa loi-parole de Dieu, ses commandements moraux, ses règles de justice, etc. C’est encore le cas aujourd’hui et ce le sera toujours, car la parole de Dieu est éternelle. Mais leur problème c’est que plutôt que de placer leur confiance dans le Saint-Esprit, qui créé le vouloir et le faire et nous aide à interpréter et appliquer la parole, les Juifs étudiaient minutieusement l’Écriture et y ajoutaient une foule de définitions et d’interprétations pour aider les fidèles à appliquer la loi. Ces commentaires juifs s’appelaient la Mishnah et le Talmud. Mais deux grandes questions demeuraient : Qu’est-ce qu’on devait faire EXACTEMENT pour garder une certaine loi précise? Et quand deux prescriptions de la loi semblaient se contredire laquelle passait en premier? Pour nous aujourd’hui c’est le Saint-Esprit qui répond à ces questions et nous guide dans l’obéissance volontaire à la parole-loi de Dieu pour notre vie avec Dieu. Mais les Pharisiens et les spécialistes de l’époque comptaient plutôt sur des commentaires d’hommes pieux, appelés la «tradition des anciens». Ces commentaires de lois ajoutés à la loi de Dieu sans aucun doute pouvaient parfois éclairer le fidèle à appliquer la loi de Dieu, mais trop souvent ils produisaient des résultats tirés par les cheveux et représentaient surtout un fardeau très pesant pour monsieur-tout-le-monde. Tel était le contexte religieux juif de l’époque de Jésus avec ses disciples. Il est important pour nous aujourd’hui de saisir ce contexte pour mieux comprendre les réactions de Jésus et son enseignement.

Jésus ramène à la loi éternelle de Dieu. L’accusation des Juifs porte sur le lavement cérémoniel des mains – il ne s’agit pas d’hygiène ici, comme la pratique courante de se laver les mains avant les repas – non, c’est un lavement rituel, en vue d’être pur pour servir Dieu. Sauf que dans la loi, c’était les prêtres qui devaient se laver les mains et les pieds quand ils offraient les sacrifices saints à Dieu. Mais la «tradition des anciens» avait ajouté que tout le peuple devaient aussi se laver les mains avant les repas. La réponse de Jésus révèle que l’on doit toujours avoir un œil critique devant les traditions humaines, parce que parfois la tradition humaine nous amène à désobéir aux commandements de Dieu. Et cela est grave. Et Jésus leur en donne des exemples.
Notez bien ici qu’honorer son père et sa mère va plus loin que ne pas dire du mal d’eux, mais touche leurs besoins matériels. Prendre soin matériellement d’un parent âgé c’est l’honorer. Mais la «tradition des anciens» avaient ajouté une exception. Si un fidèle avait consacré à Dieu son soutien prévu pour son père ou sa mère, il n’était plus tenu d’honorer son père ou sa mère, brisant ainsi un des dix commandements de Dieu au profit de leur tradition.

Le cœur des Pharisiens et des spécialistes de la loi avec tout le peuple qui les suivait n’était pas pur mais mélangé d’une foule de commandements humains. Ils honoraient Dieu des lèvres, c’est-à-dire avec des paroles seulement, mais au plus profond d’eux-mêmes ils étaient très loin d’aimer Dieu et sa parole; ils le méprisaient.

Cela scandalise les Pharisiens parce que toute leur vie religieuse dépend de l’observance de la «tradition des anciens». En disant cela, Jésus fait exploser tout le système religieux de l’époque. Depuis qu’ils étaient enfants, les Juifs pieux observaient la «tradition des anciens» avec minutie, et justement les Pharisiens étaient cet élite qui vivaient que pour cela!
Voici la parole de Jésus sur les traditions qui sont ajoutées à la parole éternelle de Dieu: ce que son Père céleste n’a pas planté, que ce soit des enseignants ou des enseignements, sera déraciné et détruit, tôt ou tard. Les enseignants qui enseignent des traditions humaines, même si leur intention est bonne ou s’ils croient aider la mise en pratique la Parole de Dieu, s’ils se concentrent sur les traditions humaines et brisent par le fait même les commandements de Dieu sont des aveugles qui conduisent des aveugles. Et la fin d’un tel enseignement c’est la chute dans un fossé, la destruction, la misère pour tous.

Après avoir dit cela, Jésus s’adresse à la question de la pureté du cœur devant Dieu. Il dit clairement que ce qui nous rend impur et nous sépare de Dieu, ce n’est pas tant que nos mains ne soient pas lavées rituellement, mais cela vient plutôt du mal de nos cœurs. C’est le péché, la transgression de la loi de Dieu, qui vient de nos cœurs mauvais et corrompus par le péché originel, qui nous rend impur et brise notre relation bénie avec Dieu. Le péché originel n’est pas le péché d’Adam et Ève, mais vient du péché de nos premiers parents et que nous avons tous hérité. C’est cette tendance à la révolte face à Dieu et à sa loi que nous avons tous profondément ancré en chacun de nous. C’est faire ce qui nous plaît dans les domaines de moralité et de justice plutôt que de plier notre volonté et notre raison à la loi sainte, juste et bonne de Dieu.
Quand on est mauvais au niveau du cœur, alors les mots qui sortent du cœur sont mauvais; ils révèlent alors la corruption intérieure.
Application : Jésus est venu nous libérer de ces lois humaines, mais pas de la loi de Dieu, qui est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. La parole-loi de Dieu s’applique encore aujourd’hui pour nos vies en Christ – gare à ceux qui y ajoutent et gare à ceux qui y retranchent.
Application : Nous avons aussi des traditions humaines, comme la défense de danser, de boire de l’alcool, de jouer aux cartes, mais la pire tradition évangélique, c’est le rejet de la loi de Dieu basé sur l’incompréhension de la grâce. Comme si la grâce nous donnait le droit de vivre comme nous le voulons, quand nous le voulons et faire ce que nous voulons sans s’inquiéter à appliquer la loi de Dieu que nous croyons être pour les Juifs seulement. L’Esprit nous a été donné pour appliquer droitement, justement et avec amour de Dieu et du prochain la loi de Dieu, la loi morale et de justice de Dieu.



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