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02/09/2007

Adorer, c'est quoi?
Claude Noël



Intro… parfum

Transition

Texte : Jean 4.16-26
16Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. 17La femme répondit: Je n'ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n'ai point de mari. 18Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. 19Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. 20Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. 21Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. 25La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu'on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. 26Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
Jésus est en pleine situation où il témoigne de sa foi.
Il est près d’un puits. Et il rencontre cette femme qui vient puiser de l’eau. Jésus a engagé une conversation avec elle, allant contre la culture de son époque, mais démontrant son amour et son humilité. En parlant de l’eau et du besoin naturel de boire, Jésus l’amène à considérer son besoin spirituel. L’eau que Dieu donne enlève la soif. Mais la femme ne comprend pas. Elle pense qu’il parle d’eau naturelle. Et elle demande à Jésus cette eau qui enlève toute soif. C’est à ce moment que Jésus lui dit : Va, appelle ton mari. Et par une parole de connaissance, Dieu révèle à Jésus que ce qui bloque la femme à recevoir les choses spirituelles c’est son péché avec les hommes. Mais même en réalisant que Jésus est prophète, comme les gens d’aujourd’hui elle ne veut pas parler de son péché. Elle cherche une excuse, un argument, pour changer de sujet.
-Nous, les Samaritains, nous adorons sur le mont Gerizim, et vous vous dites que c’est à Jérusalem qu’il faut adorer Dieu. La porte est ouverte pour un bel argument.
Voyez-vous, les Samaritains considéraient comme écrits sacrés seulement le Pentateuque, les cinq premiers livres de la loi. Le reste c’était des hommes qui avaient écrit cela et ce n’était pas saint. Or, du temps des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, le lieu du mont Gerizim était un lieu spécial de rencontre avec Dieu. On croyait que c’était là qu’Abraham avait offert Isaac à Dieu. Et souvenez-vous que c’est du Mont Gerizim que l’on devait proclamer la bénédiction sur le peuple de Dieu. Jérusalem vient beaucoup plus tard, comme lieu pour le temple, du temps de David et de Salomon. Donc, les Samaritains pouvaient dire qu’eux suivaient vraiment les traces d’Abraham et adoraient à la vraie place sacrée.

Ça me fait penser à ceux qui, aujourd’hui, lorsque nous les amenons à reconnaître qu’ils sont pécheurs devant un Dieu saint, il vont commencer à parler de religion. Est-ce que c’est catholique ça? C’est quoi ta religion? Protestant? Oublie-ça. Moi je suis catholique. Ou moi je suis musulmane. Jésus était un prophète, mais Mahomet est un plus grand prophète.

Quand vous êtes dans une situation de témoignage et que l’intérêt spirituel a été suscité, vous lui avez donné le goût de plus, vous devez ensuite parler de son péché devant Dieu, du fait qu’elle est séparée de Dieu. C’est souvent à ce moment que la personne va vouloir changer de sujet, trouver une porte de sortie.

Je me souviens pour moi, c’est à ce moment-là que j’ai allumé une cigarette, parce que je fumais à l’époque. Si celui qui me partageait l’Évangile avait dit : ah, écrase, tu empestes, je ne serais pas ici aujourd’hui, je pense. Ou il aurait pu être distrait. Et j’ai aussi essayé de changer de sujet, en sortant toutes mes excuses, et mes arguments scientifiques ou ésotériques pour le coller, l’amener dans un coin comme au jeu des échecs. De toutes façons, Jésus, c’était démodé à mon sens. Mais, la sagesse de celui qui m’a amener à Jésus s’est démontré à ce moment-là à diriger toutes mes questions vers un verset de l’Écriture. En d’autres mots, à ce moment chaud de la discussion, il a ouvert la Bible pour qu’elle réponde à mes questions.

Remarquez que Jésus ne change pas de sujet. La femme parle du lieu où on doit adorer Dieu, Jésus parle de la façon dont on doit adorer Dieu. Il reste sur le sujet de l’adoration et la guide vers une révélation biblique pour la ramener sur le sujet de son adoration, de sa relation avec Dieu. Il n’argumente pas avec elle. Mais il la guide vers la révélation de l’Écriture.
21Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
Elle avait parlé des pères Abraham, Isaac, Jacob. Jésus lui parle du Père. C’est à lui que nous devons notre adoration.
Certains aujourd’hui parleront du pape, de Mahomet, ou d’un autre leader religieux, ramenons tous ces gens vers le Père, car c’est de Dieu dont il est question.
22Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
En effet, le Messie est un Juif.
23Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.
Qu’est-ce qu’un vrai adorateur? Celui qui fait un pèlerinage à Ste-Anne-de-Beaupré? Celui qui s’ajenouille tête sur le sol sur un tapis en direction de la mosquée? De façon apparente, à cause de la façon volontaire dont on fait des renoncements, on pourrait dire que ces gens-là sont de vrais adorateurs. Mais, l’important c’est ce que Dieu en pense.
Dieu demande des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité.
Mais qu’est-ce que l’adoration?
Adorer c’est s’offrir, se donner corps et âme.
Les jeunes aujourd’hui aiment tout ce qui est extrême – le sport extrême, par exemple. Les jeunes qui veulent vraiment suivre Jésus aiment le mot adorer, parce que c’est un mot extrême. Ça signifie aimer à la folie. Suivre Jésus malgré les risques. Témoignage extrême comme au C.-V. ou au Campus parmi les musulmans ou dans des pays fermés par les autorités.
Adorer c’est offrir sa vie.
On peut livrer notre âme à bien des choses dans cette vie : le sport, l’argent, une relation amoureuse, une carrière. Mais le seul qui est digne de notre adoration c’est Dieu. Non pas le ministère. Dieu Lui-même.
1Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. 2Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

L’adoration de Dieu c’est l’offrande de sa vie à Dieu, corps et esprit. Adorer c’est s’offrir à Dieu.

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