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10/02/2008

Laisser comme héritage notre témoignage
Claude Noël



Intro…

Récap… Ces dernières semaines nous avons vu que …
1. Jésus bâtit son Église aujourd’hui, et qu’Il la bâtit sur le fondement solide d’une révélation personnelle de Dieu concernant Jésus.
2. Dieu est bon et généreux. Il veut nous donner d’autres révélations de Lui-même lorsque nous venons à Jésus chaque jour. Ces nouvelles révélations nous rafraîchissent, rendent notre vie attrayante pour les autres et donne de la crédibilité à notre témoignage.
3. Ces nouvelles révélations nous viennent principalement par la lecture de la Bible. Une lecture méditative et d’écoute de Dieu.
4. Puisque Jésus utilise les révélations que nous recevons de Dieu pour bâtir son Église, il est primordial pour nous de mettre en œuvre ce qu’il nous a donné. Écrire son témoignage et le rendre disponible doit être une de nos priorités.

Avez-vous commencé à travaillé sur votre témoignage cette semaine. L’avez-vous écrit pour le partager en 10-15 minutes, en 5 minutes, en 1 minutes? Croyez-vous vraiment que c’est important de vous mettre au travail pour écrire votre témoignage et le rendre disponible au Seigneur?

Nous avons ce matin un invité de marque. Petite marque ou grande marque, je vous laisse décider. J’aimerais l’inviter maintenant à témoigner de ce qu’il a vécu l’automne dernier lors des funérailles de sa propre mère. Maurice Phénix est marié à Claire Savard. Ils ont deux grands garçons, Alexandre et Gabriel. Ils habitent La Pocatière où ils mettent en œuvre ce que Dieu leur a donné pour que Jésus y bâtissent là aussi son Église.

Maurice…

Assurons-nous de laisser un testament spirituel écrit. Écrit dans les cœurs surtout, mais aussi écrit avec de l’encre ou des octets informatiques.

Non, mais, est-ce vrai ou non?
Si Jésus bâtit son Église sur du solide comme des révélations que Dieu donne au sujet de Sa personne, alors mettons-nous au travail.
Planifions un moment cette semaine pour écrire son témoignage ou le retravailler.
Et rappelons-nous que le cœur même de ce que nous avons à dire c’est la révélation que nous avons reçue de Dieu, et non l’expérience entourant notre salut. Si nous ne parlons que de notre expérience, les gens diront que cela nous concerne et non eux. Nous devons parler de notre expérience comme un contexte, mais assurons-nous de communiquer ce que nous avons reçu de Dieu. La révélation de Dieu concernant Jésus dans nos vies.

Et cela prend du temps.
Nous recevons la révélation de ce que Jésus est réellement sur une période de temps. Cela ne vient pas tout en même temps. Nous ne pourrions pas l’assimiler de toutes façons. Mais petit à petit lorsque nous venons à Jésus constamment, la Bible sur nos genoux en la méditant, Dieu se révèle à nous.
C’est merveilleux.
Tellement que l’apôtre Pierre pouvait écrire vers la fin de sa vie sur terre :
1 Pierre 2.

Avez-vous goûté que le Seigneur Jésus est bon? Le goûtez-vous présentement? Du lundi au vendredi, Jésus est bon. Et pour le goûter, il suffit de s’approcher de lui par la prière et la méditation de l’Écriture.

Mais parfois, admettons-le, les révélations de Dieu ne goûtent pas bon du tout. Un peu comme ma mère me donnait de l’huile de foie de morue quand j’étais petit… dans une cuiller à soupe. Avale-ça, Claude, ça va te protéger contre la grippe. Beurk. Eh bien oui, nous disons parfois beurk quand Dieu se révèle à nous. Pas vous?

La Bible est pleine de gens qui ont fait beurk quand Dieu s’est révélé à eux. Mais par leur persévérance, ils ont finalement réalisé que c’était bon pour eux.

L’apôtre Pierre en est un exemple.

Matthieu 16.13-28

Au verset 17, nous pouvons presque sentir que Pierre fait Mium quand Jésus lui dit : Tu es heureux, Simon, … Mais 6 petits versets plus tard, c’est Beurk!

Dieu parle à Pierre, mais Satan parle aussi à Pierre. Et Pierre écoute les deux. Mais Jésus est celui qui sait faire la différence. Voilà pourquoi il est si important de venir à Jésus pour écrire un témoignage digne de Dieu et de ne rien ajouter ou changer ou améliorer basé sur notre jugement ou nos bonnes intentions.

Vous êtes-vous déjà arrêté pour réfléchir sur le fait que l’auteur de cet évangile, Matthieu, a eu le culot d’écrire que Jésus dit à Pierre : arrière de moi, Satan! Le grand apôtre Pierre, le chef parmi les disciples, le leader qui a marché sur les eaux par la foi en Jésus, le brave qui a défendu son maître dans le jardin en tirant l’épée. Pierre, qui allait ouvrir la porte de l’Évangile aux Juifs par son témoignage tel que raconté dans Actes 2. Pierre identifié à Satan. Matthieu. T’es pas obligé d’écrire cela. Ça ne lui donne pas un parfait témoignage à Pierre. Tu trouves pas que quelques personnes pourraient se détourner de Dieu s’ils savaient que Jésus avait dit cela à Pierre. Parles-en donc pas, Mathieu.

Mais, Dieu le Saint-Esprit a voulu que le côté faible de Pierre ressorte dans son témoignage. Et justement, c’est ce côté faible mais vrai qui donne toute la force au témoignage de Pierre. Pour que les oreilles de ceux qui ont entendu Pierre témoigner, et les yeux de ceux qui l’ont vu, ne restent pas sur Pierre mais sur Jésus!

Lorsque dans nos témoignages nous passons sous silence nos faiblesses, nos gaffes, nos désobéissances, nos incrédulités, nos lenteur à comprendre, nos infidélités, pour présenter un témoignage parfait, ça ne colle pas. Parce que ceux qui nous écoutent sont faibles eux, désobéissants, incrédules, lents à comprendre, infidèle. Ils ne sentent pas interpellés. Et leur réponse à nos beaux témoignages est la suivante : wow, tu es vraiment chanceux d’avoir cette foi.

N’ayons pas peur d’être aussi honnête que l’Écriture l’est quand elle raconte comment Dieu s’est révélé aux hommes et aux femmes dans l’histoire.

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