Aux pieds du Maître 2016 : semaine 15 (du 10 au 16 avril 2016)

Aux pieds du Maître 2016 : semaine 15 (du 10 au 16 avril 2016)

1. Lecture du texte : Jacques 1.1-12

2. Méditation :
Il y a une phrase qui dit : Quand la vie te donne des citrons, fais-en de la limonade. Admettons que c’est plus facile à dire qu’à faire quand plein de citrons (d’épreuves) nous tombent dessus. Pourtant la Bible nous présente plusieurs exemples où la défaite a été tournée en victoire, l’épreuve s’est transformé en triomphe, des victimes sont devenus victorieux. On n’a qu’à penser à Joseph en Égypte ou aux disciples qui sont assisté à la croix et à la résurrection.

Ainsi, dès le début de sa lettre, Jacques nous dit que nous pouvons faire de même dans nos vies remplies de citrons ou d’épreuves. À chaque épreuve, nous pouvons être victorieux avec l’aide de Dieu. Et avec la pratique, nous grandissons et devenons matures en Christ. Et la limonade devient meilleure à mesure que nous grandissons en maturité.

La recette pour transformer des citrons en limonade et des épreuves en victoires se trouve dans quatre éléments essentiels selon le texte d’aujourd’hui : Une attitude joyeuse, un esprit compréhensif, une volonté soumise et un cœur qui croit.

L’épître de Jacques débute ainsi :

De la part de Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus dispersées: salut!

Remarquons bien comme Jacques se présente. Non pas comme le chef de l’Église de Jérusalem (ce qu’il était), ni même comme le frère du Seigneur (demi-frère en fait), mais comme le serviteur (en grec, esclave) de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. Il ne met pas l’accent sur sa position privilégiée vis-à-vis les hommes, mais sur sa relation avec Dieu. Ainsi, Jacques n’impose pas son autorité aux hommes, ni même sa dignité par le fait qu’il a vu le Christ ressuscité. Non, il se présente comme un esclave de Dieu, un homme qui appartient comme un objet à Dieu et qui lui est entièrement soumis. Voilà la vraie grandeur, frères et sœurs : celui qui se rend esclave de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ pour le bien et l’édification des autres, qui obéis en toutes choses à Dieu et lui est soumis dans tous les domaines de la vie.

Application : Est-ce ainsi que nous nous comportons à la maison? Au travail? À l’école? À l’église? En société?

L’humilité de Jacques se voit aussi par la manière dont il appelle son demi-frère, Jésus, en qui il a passé la majeure partie de sa vie à ne pas croire en lui et peut-être même à le jalouser et le détester, comme l’avaient fait les fils de Jacob envers leur frère Joseph avant de le vendre comme esclave. Est-ce que Jacques avait été jaloux de Jésus quand il apprenait que Jésus faisait des choses étonnantes devant tout le peuple? Mais une fois converti, Jacques appelle Jésus, le Seigneur Jésus-Christ. Remarquons la différence de perspective; il est passé de la jalousie à l’adoration, du demi-frère doué à Seigneur et Christ. Dans ce contexte, le terme Seigneur signifie le Maître souverain de l’univers et souligne la divinité de Jésus. Et le terme Christ, qui traduit le mot Messie, signifie Celui qui a reçu l’onction de Dieu pour sauver son peuple.

Application : Comme il est bon de nous rappeler sans cesse que celui que nous appelons simplement Jésus, est en fait Seigneur et Sauveur. Il mérite le plus grand des respects, et cela doit se sentir quand nous parlons de Lui ou quand nous entendons d’autres blasphémer son nom.

Le chemin vers la maturité chrétienne commence par une attitude joyeuse.

Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la persévérance. Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu'il ne vous manque rien.

Jacques nous jette à terre dès le départ. Il dit que nous devrions considérer nos épreuves comme un sujet de joie complète. C’est difficile à comprendre si nous ne regardons qu’à nos épreuves plutôt qu’à Dieu qui utilise nos épreuves pour transformer notre caractère à son image. La clé est de regarder à Dieu dans nos épreuves, car la joie du Seigneur dans l’épreuve est notre force.

Normalement, nos épreuves ou nos tentations (même mot dans l’original), produisent de la peine et non de la joie. Dans l’épreuve, nous sommes tentés de prendre les choses en main et réagir par nous-mêmes, plutôt que de nous en remettre à Dieu. Quand nous agissons par notre nature propre, nous péchons et nous échouons. C’est triste. Mais quand nous agissons par l’Esprit de Dieu, en comptant sur Dieu, Dieu nous donne alors la force de vaincre la tentation et de supporter l’épreuve. Nous réussissons alors et goûtons à la joie et à la paix Seigneur.

Application : Dans la tentation ou l’épreuve, attendons avec patience le moyen que Dieu a préparé pour en sortir et prenons-le, par la foi, quand il se présente. Voilà ce que signifie nous attendre à Dieu dans la tentation et l’épreuve (voir 1 Cor. 10.13).

La raison pour laquelle nous devons nous réjouir d’une joie complète dans nos épreuves, c’est que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Dieu nous aime tout le temps et en toutes circonstances, mais quand nous sommes placés dans une situation de faiblesse par l’épreuve et la tentation, nous goûtons à la force de Dieu, et cette force toujours fidèle de Dieu nous apporte la victoire dans l’épreuve. Et c’est très réconfortant et très rassurant de vivre le secours personnel de notre Seigneur Jésus-Christ dans l’épreuve. Parce que nous avons alors l’assurance que Jésus viendra toujours à notre secours dans les épreuves futures quelles qu’elles soient.

L’apôtre Paul l’a exprimé ainsi :

Bien plus, nous sommes fiers même de nos détresses, sachant que la détresse produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et la victoire dans l’épreuve l'espérance. Or cette espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Romains 3.3-5

Si nous souffrons de myopie spirituelle, si nous ne voyons pas plus loin que l’épreuve qui nous envahit, si sommes remplis de tristesse et si nous ne goûtons pas à l’amour de notre Sauveur dans l’épreuve ou la tentation, alors nous avons grandement besoin de prier. Si nous sommes myopes, nous avons grandement besoin de nous approcher de Dieu et de sa lumière dans la prière.

Jésus a dit à l’Église de Laodicée : Je te conseille donc d'acheter chez moi … un remède à appliquer sur tes yeux afin que tu voies.

La myopie spirituelle se guérit et c’est Jésus qui a le remède. Venons donc à Lui et demandons sa sagesse lorsque l’épreuve ou la tentation nous frappe.

Le chemin vers la maturité chrétienne commence par une attitude joyeuse qui est suivie par un esprit compréhensif (la sagesse) et une volonté soumise (la prière).

C’est pourquoi ce serviteur du Seigneur écrit :
Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute ressemble aux vagues de la mer que le vent soulève et agite de tous côtés. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur: c'est un homme partagé, instable dans toute sa conduite.

Dans le contexte présent, nous demandons de la sagesse à Dieu lorsque nous ne comprenons pas comment nous comporter dans l’épreuve ou la tentation qui nous touche.

Si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu. Mais assurons-nous d’abord d’en manquer. Soyons sûrs que nous manquons de sagesse, prenons pleinement conscience de notre insuffisance, que nous sommes arrivés au bout de nos ressources, sinon nous ne demanderons jamais rien à Dieu. Nous sommes tous tentés, quand vient l’épreuve, de trouver une solution par nous-mêmes. Et nous essayons un moyen par ci, un moyen par là, un conseiller par ci, un conseiller par là, nous souffrons, nous pleurons, nous crions, nous donnons des coups, jusqu’au point où nous pensons qu’il n’y a rien à faire, que tout est perdu, tout est fini. C’est là, au bout de la ligne, que Jacques nous dit : Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée. Attention! Plusieurs chrétiens lâchent tout et se découragent avant d’arriver au bout; ils font tout sauf prier en reconnaissant leur besoin de sagesse. Ah, ils prient depuis le début peut-être, mais ils prient les mains pleines de leurs propres moyens, ou ils prient parce qu’on leur a dit de prier. Mais ils ne prient pas d’une position où ils n’ont plus rien, où c’est le vide total, et en ne priant pas, ils ne reçoivent pas la sagesse que Dieu désire donner dans la situation qui les préoccupe. Jacques dira plus tard dans sa lettre : Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas. Quand vous demandez, vous ne recevez pas parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. Jacques 4.2-3. Nous y reviendrons.

Remarquez que Dieu ne blâme pas celui qui est humble en esprit et qui demande à partir d’une position de pauvreté profonde. Il n’y a aucun reproche de la part de Dieu pour celui qui reconnait son ignorance, son insuffisance, sa faiblesse dans l’épreuve. Au contraire, Dieu donne à tous ceux qui lui demandent ainsi, sa sagesse simplement et sans faire de reproche. Notre orgueil est peut-être en mille morceaux, mais nous demandons à Dieu de la sagesse, et il nous la donne simplement et sans nous faire de reproche. Dieu nous aime. Quand nous avons tout perdu, demandons à ce Dieu généreux la sagesse dont nous avons besoin.

Mais demandons-lui avec foi, sans douter. Car Dieu nous promet sa sagesse dans l’épreuve, si nous demandons avec foi. Mais qu’est-ce que la foi?

Or la foi, c'est la ferme assurance des choses qu'on espère, la démonstration de celles qu'on ne voit pas. (Hébreux 11.1)

L’expression « ferme assurance » signifie dans la langue originale, garantie, titre bancaire. La foi c’est comme un titre bancaire que nous tenons dans nos mains et qui nous garantit la possession de notre bien. Et ici, ce bien est la sagesse nécessaire dans l’épreuve. Alors quand nous demandons avec foi de la sagesse au sein de l’épreuve, nous devons croire que nous l’obtenons certainement, comme si nous avions en mains le titre bancaire qui nous le garantit (voir Marc 11.24). Dieu nous donne sa sagesse en Jésus-Christ, et que pouvons-nous demander de mieux que la sagesse même de Dieu quand l’épreuve nous envahit? Car avec sa sagesse, nous pouvons alors prendre de bonnes décisions selon la volonté de Dieu.

Quand nous faisons face à des décisions à prendre, nous voulons savoir quelle est la volonté de Dieu et faire le bon choix. Mais Dieu n’envoie pas de courriel avec la réponse. Discerner sa volonté est plutôt un processus qui engage tout notre être dans une vie sage. Paul l’a exprimé dans sa lettre aux Romains :

Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Romains 12.1-2

Une vie sage et raisonnable (logique), pleine de foi en Dieu, précède le discernement de la volonté de Dieu.

L'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à lui. 2 Chron. 16.9

Cette vie sage et raisonnable, pleine de foi en Dieu, est un style de vie, une philosophie de vie, une vie à vivre sur la terre constamment, et non seulement quand nous passons par toutes sortes d’épreuves ou lorsque nous désirons ardemment que Dieu réponde à nos prières. C’est pourquoi, Jacques insiste pour que nous persévérions dans cette attitude de foi.

Le chemin vers la maturité chrétienne commence par une attitude joyeuse qui est suivie par un esprit compréhensif (la sagesse), une volonté soumise (la prière) et un coeur qui croit (la foi).

Nous ne pouvons pas nous attendre à recevoir de Dieu quoi que ce soit si nous vivons un pied dans le monde, un pied dans le Seigneur, un pied dans le doute, un pied dans la foi en Dieu, un pied dans le péché, un pied dans la piété. Car un tel homme est irrésolu, dit Jacques, et il prend l’image des flots de la mer, tantôt en haut, tantôt en bas, tantôt en haut, tantôt en bas, constamment inconstant! Le mot irrésolu signifie avoir deux âmes, deux cœurs, un qui croit en Jésus et un autre qui doute de lui.

Non. Jacques nous lance un appel à prendre une décision résolue et se mettre à croire en Dieu sans jamais plus regarder en arrière. Il nous appelle à tout mettre dans le même panier, le panier de Jésus; à lui confier toute notre vie, nos pensées, nos émotions, nos actions. La foi demande un cœur entier, parce que Dieu est un. Le plus grand commandement de toute la Bible pour l’homme est celui-ci :

Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Deut. 6.4-5

Nous nous devons d’être des chrétiens de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force, et ne pas chercher à servir Dieu sans offenser le diable! Si nous servons Dieu de tout cœur, nous allons évidemment offenser le diable de tout cœur pareillement. Servons et aimons Dieu de tout coeur, car ainsi, en Christ, nous avons le pouvoir d’écraser Satan sous nos pieds.

Sun 10 Apr 2016, 23:12pm

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