Aux pieds du Maître 2016 : semaine 16 (du 18 au 24 avril 2016)

Aux pieds du Maître 2016 : semaine 16 (du 18 au 24 avril 2016)

1. Lecture du texte : Jacques 1.1-12

2. Méditation :
Comment vous et moi et nous tous ensemble deviendrons-nous de plus en plus des agents de transformation dans la société québécoise aujourd’hui?
C’est en étant d’abord transformés nous-mêmes à la ressemblance de Jésus-Christ de manière concrète et réelle, et en suivant Jésus avec courage dans la société, car il cherche toujours et sauve ce qui est perdu.

Dimanche dernier, le Saint-Esprit de Dieu nous disait par la plume de Jacques, de considérer nos épreuves de toutes sortes comme un sujet de joie complète. Non pas que les épreuves en tant que telles soient un sujet de joie, non, mais parce que les épreuves sont utilisées par Dieu pour former notre caractère à l’image de Christ : parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne nous manque rien.

C’est pourquoi le Saint-Esprit dit ailleurs, par l’apôtre Paul : exprimez votre reconnaissance en toute circonstance (non pas pour toutes circonstances), car c'est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ. 1 Thes. 5.18

Mais quand une tuile nous tombe sur la tête, nous pouvons dire ouch, et demeurer dans la volonté de Dieu. Quand nous perdons un être cher, c’est correct de pleurer et de souffrir profondément. Nous sommes humains comme Jésus qui a pleuré devant le tombeau de Lazare, et il n’a pas remercié Dieu pour sa mort. Mais il a exprimé sa reconnaissance à son Père céleste quand il a dit : Pour ma part, je savais que tu m'écoutes toujours, mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.» Après avoir dit cela, il cria d'une voix forte: «Lazare, sors!» Et le mort sortit. Jean 11.43

Nous de même nous devons exprimer notre reconnaissance à Dieu au sein de nos épreuves et prier parce que Dieu peut changer la mort en résurrection, la tristesse en joie, la faiblesse en force, le mal en bien.

La tuile sur notre tête ne devrait pas affecter notre foi en Dieu, ni notre joie ou notre paix en Dieu, car Dieu ne change pas. Il peut tout faire ce qu’il veut faire dans sa bonté et il prend lui-même toujours soin de nous.

Application : que faire lorsque nous passons par la souffrance? Prier (Il est écrit dans Jacques 5.13 : Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie.)

Car c’est précisément notre foi qui est mise à l’épreuve dans la souffrance. C’est notre foi en Dieu qui est testée dans nos diverses épreuves.

Notre foi est éprouvée ainsi : Quand nous sommes durement éprouvés, est-ce que Dieu nous aime ou est-ce qu’Il nous hait? Est-ce que Dieu est tout-puissant ou impuissant Lui qui permet l’épreuve que nous traversons? Dieu peut-il être vraiment infiniment sage sans donner de solution au sein de notre souffrance la plus profonde? Dois-je croire que Dieu est parfaitement juste, quand nous vivons tellement d’injustice? Vous voyez, c’est notre foi en Dieu qui est éprouvée.

En réalité Dieu ne change pas. Il est toujours bon, juste, sage et tout-puissant.

Si notre foi passe le test, nous devenons alors plus patients ou persévérants en Dieu, car Dieu se révèle à la fin du processus comme Celui qui est ce qu’Il est depuis toujours : infiniment bon, juste, sage et puissant. Dieu ne change pas.

L’Esprit a soufflé à Jacques que Dieu est Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni l’ombre d’une variation. (1.17)

Pensons à Job. Sa foi en Dieu a été mise à dure épreuve et à la fin du processus il en est ressorti tellement grandi.

Dans son abondance bénie, Job craignait Dieu et se détournait de tout mal. Il était intègre et droit; il vivait de manière juste avec ses semblables. Quand il a perdu toute sa fortune et même ses enfants, Job se prosterna et dit :

C’est nu que je suis sorti du ventre de ma mère, et c’est nu que je repartirai. L'Éternel a donné et l'Éternel a repris. Que le nom de l'Éternel soit béni!» Job 1.21

Je crois que cette réponse de Job nous aide à comprendre le texte de Jacques, quand l’Esprit affirme :

Que le frère de condition humble tire fierté de son élévation. 10 Que le riche, au contraire, se montre fier de son abaissement, car il disparaîtra comme la fleur de l'herbe. 11 Le soleil se lève avec son ardente chaleur, il dessèche l'herbe, sa fleur tombe et toute sa beauté s’évanouit. De même, le riche se flétrira dans ses entreprises.

Le chrétien mature qui vit dans l’abondance matérielle aujourd’hui ne doit pas se vanter de ses richesses, de l’héritage qu’il pourra donner à ses enfants, ou de ses biens de toutes sortes, mais il doit plutôt souligner que tout cela disparaîtra un jour. S’il veut parler de ses richesses, qu’il parle de l’aspect temporaire de ses richesses, et que tout ce qu’il a est un don gracieux de Dieu, basé sur la bonté extraordinaire de Dieu envers lui. Car en réalité, l’Éternel Dieu donne et l’Éternel Dieu reprend. L’Éternel Dieu fait tout ce qu’Il veut; que son nom soit béni. Voilà la réponse d’un chrétien mature qui a une juste perspective sur ses biens matériels aujourd’hui.

Application : si nous avons des biens de ce monde, montrons-nous fiers de Dieu qui nous les a donnés dans sa grâce. Ne nous ventons pas (ne parlons même pas) de nos biens car ils disparaitront un jour. Dieu donne et Dieu reprend quand il veut.

Dans ses épreuves, Job n’a pas perdu seulement sa fortune et ses enfants, mais aussi sa santé.

Job fut frappé d’un ulcère des pieds jusqu’à la tête et il se grattait avec un morceau de verre ou de poterie brisée.

Sa femme lui dit: «Tu persévères dans ton intégrité? Maudis donc Dieu et meurs!» Job 2.9

Dans l’épreuve terrible que subit Job, sa femme qui n’en peut probablement plus de le voir souffrir, lui propose une porte de sortie pour le libérer de ses souffrances. Cette porte de sortie c’est l’euthanasie, l’aide à mourir, le suicide.

Ah comme c’est intéressant. La Bible se révèle encore comme un livre si actuel, qui traite des mêmes sujets qu’aujourd’hui!

Vous voyez, nous avons ici l’expression d’une valeur profonde.

Est-ce que l’être humain est sacré parce qu’il porte en lui l’image de son créateur ou est-ce simplement un animal religieux que nous pouvons tuer comme on apporte un animal à la Société protectrice des animaux pour l’euthanasier?

Et si une de nos valeurs chères en société est le plaisir et le confort, tout en économisant argent et les énergies d’un personnel médical essoufflé, alors quand Dieu ne nous donne plus de qualité de vie, maudissons-le et mourons, non? … pour prendre les paroles de la femme de Job.

Le Canada est en processus d’adoption d’une loi permettant l’aide médicale à mourir. C’est tout à fait compréhensible dans une société qui ne considère plus la révélation de Dieu et qui place plutôt le plaisir et le confort comme un dieu, et qui n’a rien à foutre du seul vrai Dieu dont le Nom seul est béni.

Ce n’est pas nouveau. C’était la tentation de Job. La tentation vient toujours au sein de nos épreuves. La tentation se présente comme un raccourci pour arriver à nos fins sans souffrir au sein de nos épreuves.

Pour l’étudiant, la tentation c’est de tricher pendant le test, plutôt que d’étudier avec discipline et persévérance. La tentation se présente comme une solution facile et rapide, mais il mène à l’échec au bout de la ligne. Car l’étudiant n’est pas équipé pour la tâche qui l’attend plus tard. Le péché rattrape toujours celui qui le commet.

Devant l’euthanasie et le suicide pour le libérer de ses souffrances, Job dit à sa femme : «Tu tiens le langage d’une folle. Nous acceptons le bien de la part de Dieu, et nous n’accepterions pas aussi le mal?»

Prions pour le Canada, car il y a d’autres dieux qui prennent la place du seul vrai Dieu.

Application : prions pour notre province, notre pays, notre monde. Prions.

Le chrétien mature, qu’il soit riche ou qu’il soit pauvre, en santé ou malade, seul ou avec quelqu’un, se vante de Dieu et de son amour jusque dans la mort.

Au sein de son épreuve, Job décrit la foi par excellence quand il dit :

Même s’il me tuait, je continuerais à espérer en lui. Job 13.15

Voilà le type de foi que nous avons besoin aujourd’hui. Une foi qui ne lâche pas un Dieu qui ne change pas. Une foi qui espère en ce Dieu tel qu’Il est révélé dans l’Écriture … coûte que coûte. Une foi qui compte sur Dieu jusqu’à la réponse de Dieu. Même si la réponse de Dieu doit venir après la mort.

APPLICATION : il y a de ces chrétiens qui prient constamment pour le salut des membres de leurs familles. Ils s’appuient sur un Dieu tout-puissant, et s’en remettent à Dieu jusqu’à la mort. Ils ne se laissent pas décourager par une fausse compréhension de la doctrine de l’élection, car cette doctrine ne leur appartient pas mais à Dieu seul. Eux ils espèrent en Dieu, dans sa bonté et sa miséricorde et sa compassion.

Le frère de condition humble tire fierté de son élévation en soulignant comment Dieu prend bien soin de Lui. Même dans sa pauvreté matérielle, il se vante de la fidélité de Dieu, de la provision de Dieu, s’il veut se vanter de quelque chose.

Aux yeux du monde, les riches sont élevés et les pauvres sont abaissés et méprisés. Mais aux yeux de Dieu, c’est plutôt le contraire. Dieu rabaisse les orgueilleux et accorde sa grâce aux humbles, qui sont souvent pauvres et petits devant les autres. C’est pourquoi l’Esprit dira plus tard dans Jacques :

5 Écoutez, mes frères et sœurs bien-aimés: Dieu n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour les rendre riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment? 2.5

Certains parmi nous en Église n’ont pas suffisamment de ressources matérielles pour bien vivre, d’autres en ont plus qu’ils en ont besoin, et la majorité ont juste ce qu’il faut. Je crois que c’était aussi le cas dans l’Église de Jérusalem où Jacques était responsable, et dans les autres Églises du NT, et dans plusieurs églises aujourd’hui.

Et je vous rappelle que notre église gère un petit fonds de secours pour venir en aide aux membres qui en arrachent financièrement parmi nous. Sans parler des membres qui ne considèrent pas leurs biens comme étant à eux mais au Seigneur, et qui sont toujours prêts à aider ceux qui sont dans le besoin. Nous ne sommes pas une Église parfaite, comme il n’y a pas de famille parfaite, mais nous désirons apprendre à aimer comme Jésus nous a aimés.

Et l’amour, et non la foi ou la connaissance, est l’élément dont nous avons le plus besoin ensemble dans nos épreuves et nos tentations. Oui, c’est l’amour envers le Seigneur et envers les uns et les autres que nous avons le plus besoin. Tel qu’il est écrit :

12 Heureux l'homme qui tient bon face à la tentation car, après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne de la vie que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment.

Job a tenu bon jusqu’au bout, sans tomber dans la tentation du suicide, assisté ou non. Et il a été béni de Dieu au bout de sa course. L’Esprit de Dieu ajoute dans Jacques 5 :

Nous disons heureux ceux qui persévèrent. Vous avez entendu parler de la persévérance de Job et vous avez vu la fin que le Seigneur lui a accordée, car le Seigneur est plein de tendresse et de compassion. Jacques 5.11

Pourquoi Job a-t-il été béni de Dieu beaucoup plus durant la dernière partie de sa vie que durant la première, selon Job, chapitre 42? Parce que Dieu est plein de tendresse et de compassion, et on pourrait ajouter, parce que Dieu est tout-puissant, juste et sage. Dieu est parfait et infini à tous égards comme dit notre confession de foi dans l’Alliance chrétienne et missionnaire. Mais il y a plus qu’une bénédiction matérielle extraordinaire, il y a plus que d’avoir eu 7 autres fils et 3 autres filles, les plus belles filles de tout le pays, et il y a plus que de vivre très longtemps et de mourir âgé et rassasié de jours.

Job a rencontré Dieu face à face. Il a dit : Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t'a vu. Job 42.5

Et je considère qu’une telle connaissance personnelle de Dieu est possible pour nous aussi aujourd’hui. Et qu’il n’y a pas plus grande richesse sur la terre que cette connaissance personnelle de Dieu. Non pas une connaissance intellectuelle, en théorie et en matière grise, mais une connaissance personnelle, réelle, et puissante dans l’amour. Une connaissance personnelle de Jésus qui s’approfondit de jour en jour au sein de nos épreuves et qui goûte à son amour tout-puissant.

Voilà à quoi ressemble quelqu’un qui aime vraiment Christ, car son but suprême est de connaître Christ, que ce soit dans l’abondance ou la disette, dans la santé ou la maladie, la solitude ou la compagnie.

Le Seigneur Jésus a promis la couronne de vie à ceux qui l’aiment de cette façon.

La couronne de vie est une manière imagée pour parler de la gloire de la Vie éternelle qui est promise à ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour inaltérable. Cette Vie impérissable sera la récompense à l’image d’un trophée, remporté par Jésus-Christ à la croix, dans les bras de ceux qui auront persévéré dans leur foi en Lui et leur amour pour Lui, en ayant tenu bon face à toutes les tentations et les épreuves de la vie ici-bas, parce qu’ils auront regardé à Jésus qui les aura perfectionnés.

Ces héros, au fil d’arrivée, auront persévéré et seront parfaitement qualifiés, sans défaut, et il ne leur manquera plus rien. Voilà ce qui nous attend si nous nous appliquons à mettre en pratique ce qui nous dit Jacques aujourd’hui, par le Saint-Esprit. Frères et soeurs, prions les uns pour les autres.

Sun 17 Apr 2016, 21:07pm

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