Aux pieds du Maître 2016 : semaine 19 (du 9 au 15 mai 2016)

Aux pieds du Maître 2016 : semaine 19 (du 9 au 15 mai 2016)

1. Lecture du texte : Jacques 1.12-21; Colossiens 3.1-8

2. Méditation :
Suivre Jésus, c’est comme courir un marathon. Cela demande des efforts moraux constants, de la discipline spirituelle et des sacrifices réguliers. Car dans ce monde, nous faisons face à des tentations de toutes sortes, et nous frappons même à un mur parfois, comme les marathoniens et nous avons le goût de tout lâcher, et ne plus suivre Jésus. C’est pourquoi nous avons tous besoin les uns des autres pour nous encourager à persévérer. Ne courons donc pas seul et ne laissons pas les autres courir seuls leur course. Mais soutenons-nous mutuellement jusqu’au bout, jusqu’à la récompense de la vie et de la joie éternelles.

La vie en Christ est comme courir un marathon. Si nous nous mettons à courir vers le but d’être transformés à l’image de Jésus, il faut se mettre à l’idée d’endurer longtemps devant la tentation, toutes sortes de tentations.

L’OR

Notre foi est souvent mise à l’épreuve comme l’or par le feu dans un creuset. Et que se passe-t-il lorsque l’or au-dessus du feu, passe de l’état solide à liquide? Toutes les petites saletés montent à la surface et sont nettoyées. De même, les épreuves et les tentations que nous traversons font monter à la surface de nos consciences nos péchés. ATTENTION! Il ne faut pas fermer les yeux là-dessus – C’EST UNE TENTATION QUE DE FERMER NOS YEUX SUR NOS PÉCHÉS DURANT L’ÉPREUVE, car la mise à l’épreuve de notre foi produit en nous la persévérance qui nous perfectionne si nous endurons jusqu’à la fin. Alors quand nos péchés apparaissent, reconnaissons-les un par un en les confessant à Dieu qui est fidèle et juste pour nous les pardonner.

Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. 1 Jean 1.9

Et si nous avons péché envers un frère, une sœur, avouons nos fautes et prions les uns pour les autres. Jacques dira plus tard.

Avouez-vous [donc] vos fautes les uns aux autres et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La prière du juste agit avec une grande force. Jacques 5.16

Donc, si nous tenons bon et courons avec persévérance la course qui nous est proposée en ayant les regards sur Jésus, nous démontrons que nous aimons vraiment Jésus et nous recevrons la récompense de la vie éternelle, don de Christ Lui-même, quand Dieu jugera notre course.



Dans la course, les tentations de tricher, prendre un raccourci ou s’injecter des stéroïdes, ne viennent pas du juge qui attend au fil d’arrivée. Elles viennent de l’intérieur de chacun de nous. Si nous tombons dans la tentation, ce n’est ni la faute de Dieu, ni la faute du diable, ni la faute des autres, c’est notre faute. Et il n’y a aucune excuse à présenter au juge à la fin de la course. Si nous tombons, il faut chercher la raison dans les mauvais désirs de nos cœurs.

«C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie.Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7.20-23



Les tentations sont variées et ont l’air inoffensives, mais à la fin elles nous mènent à la mort. Jacques utilise des images en lien avec la chasse et la pêche.

Nous sommes attirés et entrainés par nos mauvais désirs intérieurs, qui sont comme des appâts sur un hameçon invisible. Quand le poisson est attiré par l’appât et le prend, l’hameçon le tire vers la mort. Il en va de même pour nous. L’appât nous fait croire que nous méritons bien ce petit plaisir, que personne ne le saura de toutes façons, et que j’ai bien le droit d’en profiter un peu. Les autres le font de toutes façons, pourquoi pas moi? Dieu me pardonnera de toute façon. La tentation apparait très inoffensive, même plaisante parfois – souvenons-nous d’Ève devant le fruit de l’arbre du bien et du mal, fruit qui avait l’air bon à manger, agréable à regarder et précieux pour ouvrir l’intelligence - mais qui représentait un piège mortel, fatal, car c’était désobéir à la loi de Dieu. Et le salaire du péché c’est la mort.

Illustration : Connaissez-vous Ben Johnson? Quand le coureur canadien Ben Johnson a couru aux Olympiques de Séoul en 1988 et remporté la course du 100m, il a été chaudement applaudi par les Canadiens. Même le premier ministre l’a appelé en direct pour le féliciter. Mais sa gloire s’est changée en disgrâce, car il avait triché en prenant des stéroïdes. Il y a trois ans, Johnson disait : On m’a cloué sur une croix pour avoir pris des stéroïdes aux Olympiques de Séoul et 25 ans plus tard je suis toujours puni pour l’avoir fait.

Johnson a couru sans respecter les règles et il a perdu pour toujours sa couronne. Et il compare cette disgrâce à une croix. Eh bien, la bonne nouvelle pour nous c’est que le Vrai Champion de l’humanité, Jésus-Christ, l’homme qui a conservé jusqu’à la fin l’image parfaite de Dieu, a couru selon toutes les règles de la loi de Dieu et a été cloué sur une croix afin de porter toutes nos disgrâces, et pouvoir en toute justice mettre sur nos fronts une couronne qui ne perdra jamais son éclat, si nous persévérons dans la course jusqu’à la fin en comptant sur lui. Dieu est fidèle et il le fera.



Jacques utilise une autre image pour nous aider : celle de la femme enceinte. Le mauvais désir de tricher commence tout petit et invisible dans le cœur. Personne ne le voit de l’extérieur, mais le coureur mijote son plan secret. Puis l’occasion se présente comme un encouragement au mauvais désir, et il y a conception, puis développement, enfin le péché nait et passe à l’action.

Prenons donc garde de ne pas nous laisser tromper par nos mauvais cœurs : si nous encourageons les mauvais désirs de nos cœurs à se développer, ils donneront sûrement naissance au péché dans nos vies, et une fois bien développé et complet, le péché produira toutes sortes de problèmes, de souffrance et éventuellement la mort pour nous. Le Seigneur nous avertit à l’avance. C’est sûr que c’est ce qui va arriver. Mais si au contraire nous accueillons la parole de vérité – don parfait de Dieu, elle aura un effet tout à l’opposé des mauvais désirs : la parole de vérité produit la vie et toutes sortes de bons fruits vivants dans nos vies. Nous sommes donc placés devant un choix, soit encourager nos mauvais désirs, soit encourager la parole de vie à se développer.



Et Jacques nous aide de façon très pratique à faire le bon choix.

Premièrement, il nous dit d’être vite à écouter et non à parler. Ceux qui disent : Moi, quand j’ai quelque chose à dire, je le dis, devraient plutôt dire : Moi, quand j’ai quelque chose à dire, j’écoute avant de le dire. Un bon moyen pratique de laisser mourir nos mauvais désirs en nous est d’être lent à parler, lent à se mettre en colère. On ne parle pas ici d’une colère momentanée – des fois on s’échappe comme des enfants, mais une colère profonde qui bouille dans le cœur. Faisons très attention à ce type de colère, car elle produit la mort

La personne qui reçoit la sagesse de Dieu dans ses épreuves contrôle sa colère et ses paroles.

Parlant justement de sagesse, Salomon a écrit :

Celui qui veille sur sa bouche se garde lui-même, mais celui qui ouvre de grandes lèvres court à sa perte. Proverbes 13:3 Segond 21 (SG21)

Si tu vois un homme parler sans réfléchir, il y a plus à attendre d'un homme stupide que de lui. Proverbes 29:20 Segond 21 (SG21)

Ne t'irrite pas trop vite intérieurement, car l'irritation est le propre des hommes stupides. Ecclésiaste 7:9 Segond 21 (SG21)

La personne vraiment sage parmi nous n’est pas celle qui a toujours quelque chose à dire, mais celle qui écoute les autres, prie, et parle de manière mesurée après avoir bien écouté.

Cette sagesse est nécessaire non seulement pour nos vies personnelles, mais aussi pour notre vie en tant qu’Église, dans nos relations les uns avec les autres. Dans le chapitre 3, Jacques avertit des conflits entre enseignants dans l’Église qui peuvent mener vers un esprit de parti et de la jalousie. Cet esprit de parti était commun dans l’Église primitive où les dons de l’Esprit étaient mis en évidence et poussés à un extrême par certains qui étaient plus concernés par leurs dons spirituels ou leur ministère que par le bien de l’Église. Jacques nous met en garde et nous conseille d’écouter plutôt que de vouloir parler et dénoncer.

Pourquoi? Parce que la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu, c’est-à-dire la justice que Dieu attend de nous comme style de vie, dans nos actes comme nos paroles.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que nos colères peuvent parfois accomplir la justice DE DIEU? Peut-être QUE NOS COLÈRES ACCOMPLISSENT notre propre sens de justice, mais pas la justice de Dieu.

Le psalmiste a dit : Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas! Parlez dans votre cœur, sur votre lit, et faites silence. Psaume 4.5

Le problème avec la colère de l’homme c’est qu’il prend le rôle de Dieu comme seul juge des autres. Jacques dira dans 5.9:
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères et sœurs, afin de ne pas être jugés. Voici que le juge se tient à la porte.

Quand nous souffrons dans une relation, nous devons d’abord prier plutôt que de se mettre en colère. Ce n’est pas facile, mais Jacques dit : Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie (5.13). Pourquoi? Parce que Dieu seul est juge, et Dieu seul peut guérir et transformer nos mauvais cœurs. Souvenons-nous, le vrai problème est dans chacun de nos mauvais cœurs. Concentrons-nous sur Jésus et laissons-Le nous transformer. Et dans nos relations les uns envers les autres, soyons plutôt doux et persévérants dans le Seigneur.

Jacques utilise une autre image pour nous aider à comprendre et à le pratiquer dans nos vies.

Nous portons tous, SANS EXCEPTION, des vêtements sales à cause des souillures produites par nos mauvais désirs. Alors Jacques dit : enlevez ces vêtements sales, rejetez-les. Et après vous être déshabillés de vos convoitises sales, vos colères impures et paroles mauvaises, accueillez avec douceur la parole.

Jacques parle à des chrétiens ici, des gens qui avaient reçu la parole de la vérité pour être sauvés, mais cette parole qu’ils avaient entendue devait être pratiquée sinon elle se révèlerait inutile. Car ce n’est pas suffisant que de recevoir la parole et d’être convaincu par elle que Jésus est la vérité, le chemin et la vie. Nous devons nous donner nous-mêmes à Jésus et à son enseignement de tout cœur, prendre et marcher dans son chemin. Cet engagement à 100% envers Jésus est ce que Jacques chercher à souligner durant toute sa lettre.

C’est pourquoi nous devons aussi recevoir avec douceur la parole qui est plantée dans nos cœurs, et résister à l’orgueil produit par nos mauvais désirs.

Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre! Nous dit Jésus. Le fruit de l’Esprit est la douceur. Humilions-nous donc tous ensemble devant Dieu et acceptons la manière dont Dieu juge en tirant vengeance Lui-même plutôt que de faire vengeance nous-même. C’est cette humilité qui nous sauve en Jésus et nous permet de terminer avec la persévérance la course qui nous est proposée … ensemble!


Sun 8 May 2016, 21:22pm

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