Aux pieds du Maître 2016 : semaine 36 (du 12 au 18 septembre 2016)

Aux pieds du Maître 2016 : semaine 36 (du 12 au 18 septembre 2016)

1. Lecture des textes : Jacques 5.7-12; Luc 15.1-10
2. Méditation :
Comment devons-nous vivre notre vie jusqu’au retour du Seigneur Jésus? Comment le mieux nous préparer pour sa seconde venue? Jacques nous donne trois conseils : Soyez patients, ne vous plaignez pas et ne jurez pas.

La patience c’est attendre le temps de Dieu.

C’est toujours difficile d’attendre le temps de Dieu; mais c’est aussi toujours très bon et bénéfique. Parce que le temps de Dieu est parfait. Dieu fait toutes choses belles en son temps, écrit l’ecclésiaste, et la plus belle de ces choses sera le retour du Seigneur Jésus pour régner sur une terre qui se détruit.

Quand il y a de l’infidélité et de la désobéissance dans l’Église ou de la persécution et du rejet de la part des gens du dehors, notre réaction est très importante. Notre premier réflexe c’est de réagir dans la chair, selon notre nature, et cela détruit. Mais si par l’Esprit nous agissons, alors il s’agit d’être patient, endurer, demeurer fermes dans notre marche fidèle en suivant Jésus.

La vie chrétienne n’est pas une fuite, mais elle demande beaucoup de patience. Les grands chef-d’œuvre prennent beaucoup de temps et Dieu nous transforme à son image peu à peu. Voyez comme Dieu est patient envers chacun de nous. Alors que personne ne se décourage.

Au contraire, pensons au cultivateur, dit Jacques.

En Palestine, à l’époque de Jacques, la moisson c’était pratiquement la survie du cultivateur et de sa famille. Le fruit de la terre était donc précieux pour lui, et il y mettait toute son énergie. Il retournait la terre, enlevait les mauvaises herbes et chassait les oiseaux. Il prenait des graines que sa famille aurait très bien pu manger mais devait s’en passer pour les semailles. Il devait attendre patiemment les premières pluies, à l’automne (octobre-novembre), avant de semer dans une bonne terre humide. Puis, il devait encore attendre au printemps (mars-avril) pour les dernières pluies qui aidaient à faire mûrir les grains sur les épis. Pendant toute cette période, ses réserves de nourriture diminuaient et c’était habituel d’entendre les enfants pleurer parce qu’ils avaient faim un mois avant la moisson tant attendue. Et parfois la moisson retardait, mais c’était hors de son contrôle et le cultivateur devait être patient dans la souffrance.

C’est ainsi que nous devons attendre le retour du Seigneur. Comme pour le cultivateur, si nous n’agissons pas selon les règles établies par Dieu dans sa parole, soit par du compromis ou des attaques, nous nous nuisons à nous-mêmes. La date de la moisson et la venue du Seigneur est hors de notre contrôle. Il reviendra c’est sûr. Mais d’ici là soyons patients, résistons fermement aux doutes, et demeurons fidèles même dans la souffrance qui pourrait augmenter à la fin. C’est le premier conseil pastoral de Jacques, qui concerne notre attitude intérieure, la disposition de nos cœurs en attendant le Seigneur.

Le deuxième conseil touche à nos relations entre nous, frères et sœurs. Jacques dit :

(v. 9) Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères et sœurs, afin de ne pas être jugés. Voici que le juge se tient à la porte.

Ce conseil résume ce que Jacques a dit dans sa lettre concernant l’utilisation de notre langue. Dans une Église qui passe par une période difficile c’est toujours tentant de se plaindre les uns des autres. Cela peut s’exprimer par des critiques directes, comme dans le chapitre 4, verset 11, où Jacques dit : Ne dites pas du mal les uns des autres, frères et sœurs. Celui qui parle contre un frère ou qui juge son frère parle contre la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu ne la mets pas en pratique, mais tu t’en fais le juge. Ou si elles ne sont pas directes, les plaintes peuvent se manifester comme de la grogne ou des gémissements les uns contre les autres. La cause peut être de la jalousie ou de la convoitise dans nos cœurs : le frère ou la sœur semble avoir une vie plus facile que la nôtre. Tout cela est destructeur dans une Église, surtout quand les temps sont durs, car c’est à ce moment-là où nous devons nous aimer et nous aider les uns les autres le plus possible jusqu’à ce que le Seigneur réponde à nos prières et nous accorde sa bénédiction.

Sauf que si nous nous plaignons les uns les autres, non seulement nous ne serons pas bénis en tant qu’assemblée, mais nous serons jugés, dit Jacques. Cette idée ne vient pas de lui, mais de son demi-frère, Jésus, qui avait enseigné :

Ne jugez pas afin de ne pas être jugés, car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis. Matthieu 7.1-2

En d’autres mots, Dieu nous juge tous et chacun de la même manière que nous jugeons les autres. C’est une question d’attitude face aux autres; une attitude qui s’exprime par des paroles et des actions. Alors si nous ne jugeons pas les autres, mais plutôt prions pour eux en les laissant aux soins du seul et vrai juge, nous ne serons pas jugés. Et si nous allons plus loin encore, sachons que la mesure dont nous nous serons servis envers les autres pour leur faire du bien (surtout s’ils ne le méritent pas) sera la même que Dieu utilisera pour nous faire du bien (quoique nous ne le méritions pas non plus).

Attention, nous avons tous tendance à voir chez les autres nos propres défauts. Si nous les jugeons et les condamnons, Dieu ne laissera pas cela passer et son jugement juste nous retombera dessus. Mais la compassion triomphe du jugement. La compassion que nous exprimons envers les autres triomphe du juste jugement de Dieu sur nous.

Critiquer et se plaindre des autres est une forme de jugement sur les autres; cela nuit à l’unité que l’Esprit bâtit dans une assemblée. Cessons cela net-fret-sec. Changeons d’attitude. Aidons-nous plutôt, soutenons-nous, encourageons-nous à suivre Dieu, mais ne condamnons pas. Car le juge se tient à la porte dit Jacques. Jésus est prêt à revenir. Il ne faut pas qu’il surprenne une Église qui se plaint et se critique les uns les autres, mais qui s’aime avec l’aide de Dieu.

Comme des enfants laissés à eux-mêmes dans une salle de classe juste avant le début du cours, et qui entendent l’enfant près de la porte murmurer fort : chut, le professeur arrive. Les chrétiens doivent aussi faire taire les critiques et les murmures, car Jésus arrive; il est à la porte. La venue de Jésus sert à la fois d’avertissement et d’encouragement … encouragement à persévérer patiemment dans la souffrance.

Et Jacques nous dit de regarder d’abord aux prophètes de l’Ancien Testament – d’où l’importance de lire l’Ancien Testament régulièrement, car comment pourrons-nous regarder aux prophètes si nous ne lisons pas ce qu’ils ont écrit? Et il donne l’exemple de Job, mais il aurait pu parler de Moïse, d’Éli, d’Ésaïe et de Jérémie, ou ceux qui se trouvent listés dans le livre aux Hébreux, au chapitre 11, tous ceux qui ont parlé de la part du Seigneur. Ces prophètes ont confessé la vraie foi en Dieu non seulement en paroles mais surtout dans leurs actions fidèles dans la souffrance. Car c’est la patience et la persévérance qui ressortent de leurs vies. En cela ils sont des exemples pour nous. Quand nous lisons ces prophètes deux faits ressortent : 1. Un serviteur de Dieu peut souvent souffrir et même souffrir profondément (pensons à Jésus), et 2. Une personne peut souffrir en servant Dieu et Lui demeurer fidèle.

Dans leur temps, les prophètes étaient souvent vus comme des réactionnaires arriérés qui résistaient aux changements modernes dans le culte à rendre à Dieu. Ou ils étaient considérés comme des visionnaires dangereux qui croyaient que Dieu, plutôt que des alliances stratégiques avec d’autres rois des nations, allait seul protéger la nation. On a même pensé que Jérémie était un lâche et un traître parce qu’il demandait au peuple de se soumettre à Nebucadnetsar, roi de Babylone. La pression du peuple était réelle. Souvent on se réjouissait quand le “prophète de malheur” était mis à mort. La souffrance de ces prophètes était réelle et très désagréable. Mais nous les considérons aujourd’hui heureux parce qu’ils ont persévéré.

Et Jacques donne comme exemple, Job.

Vous avez entendu parler de la persévérance de Job et vous avez vu la fin que le Seigneur lui a accordée, car le Seigneur est plein de tendresse et de compassion.

Maintenant je trouve un peu comique que Jacques, après nous avoir dit de ne pas nous plaindre les uns des autres, donne Job comme exemple parce que Job s’est plaint. Job s’est plaint de ses amis, il s’est plaint de son sort et il a même maudit le jour de sa naissance. Mais il l’a regretté à la fin, quand Dieu l’a interrogé sur sa création, et Job a mis sa main sur la bouche après avoir confessé sa faute. Mais l’exemple à retenir de Job c’est qu’il n’a jamais abandonné sa confiance en Dieu et il a continué à marcher droit devant lui, à être intègre dans sa conduite, sauf peut-être dans le fait qu’il a trop parlé.

C’est une parole d’espoir pour nous aujourd’hui, car nous sommes loin d’être parfaits dans nos paroles comme dans nos actions. N’abandonnons donc pas notre confiance en Dieu pour perdre notre récompense, après tout ce que nous avons enduré jusqu’à présent, mais persévérons jusqu’à son retour.

Et Jacques ajoute une autre parole d’espoir : le Seigneur est plein de tendresse et de compassion. Dieu n’aime pas nous voir souffrir. Et il ne permettrait pas la souffrance dans nos vies s’il n’y avait pas quelque chose de meilleur pour nous dans l’avenir. Dieu nous aime. Alors faisons-lui confiance. Il sait ce qu’il fait. Endurons patiemment et obéissons fidèlement, car le Seigneur demeure plein de tendresse et de compassion envers chacun de nous.

Et nous arrivons au dernier conseil de Jacques : ne pas jurer.

12. Avant tout, mes frères et sœurs, ne jurez pas, que ce soit par le ciel, par la terre ou par une autre forme de serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.

Jacques reprend ici l’enseignement de Jésus dans le sermon sur la montagne, cité en Matthieu 5.33-37, où il est dit :
33 »Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne violeras pas ton serment, mais tu accompliras ce que tu as promis au Seigneur. 34 Mais moi je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu, 35 ni par la terre, parce que c'est son marchepied, ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand roi. 36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu. 37 Que votre parole soit ‘oui’ pour oui, ‘non’ pour non; ce qu'on y ajoute vient du mal.

Le chrétien ne doit pas jurer du tout. Pourquoi? Parce que dans tout ce qu’il dit, Dieu s’attend à ce qu’il soit fidèle et véridique. Ses paroles doivent toujours être sincères et en accord avec son cœur. Il ne doit pas y avoir des paroles ou des promesses qu’il a vraiment l’intention de tenir, et pour lesquelles il jure, et d’autres paroles qu’il peut ne pas tenir s’il ne le veut pas. Non. Quand il dit oui, cela veut dire oui (ou non, non).

Dieu entend tout ce que nous disons et il lit dans nos cœurs. Il jugera toute parole vaine que nous aurons professée. Voilà le Dieu que nous devons craindre (respecter avec amour en sachant qu’il jugera les vivants et les morts). Mais sachons-le, l’hypocrisie dans nos paroles tombe sous le juste jugement de Dieu.

Sun 11 Sep 2016, 22:34pm

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