Aux pieds du Maître 2016 : semaine 37 (du 19 au 25 septembre 2016)

Aux pieds du Maître 2016 : semaine 37 (du 19 au 25 septembre 2016)

1. Lecture des textes : Jacques 5.13-20

2. Méditation :
Au v. 13, le mot souffrance ne parle pas de maladies, car au verset 14 Jacques parle des maladies. Non, le mot souffrance indique les choses difficiles pour un chrétien dans la vie ici-bas, comme les persécutions, les injustices au travail, les moqueries, les coups dans le dos, ce que les prophètes ont souffert ou ce que Job a souffert quand Satan est venu lui enlever tout ce qu’il avait, cela peut aussi être un péché d’un frère ou d’une sœur dans l’Église.

Application : Que faire quand nous souffrons de la sorte? Nous venger? Attaquer à notre tour? Faire la tortue, rentrer dans notre bulle intérieure, et endurer de façon passive? Non. Prier. Prier c’est actif. Prier c’est se tourner vers Dieu et agir. Le Psaume 50.15 dit : Fais appel à moi quand tu es dans la détresse: je te délivrerai, et tu m’honoreras.»

Mais que faire maintenant quand nous sommes dans la joie? Abandonner l’Église parce que nous avons reçu ce que nous avions besoin? Virer un party comme le monde fait et aller au lit aux petites heures du matin? Non. Chanter pour remercier Dieu et louer Dieu … dans l’auto, à la maison, à l’Église, en forêt, n’importe où! Voir Colossiens 3:16.

Que faire maintenant quand nous sommes malades?

Souffrir à cause du péché des autres, c’est une chose. Être malade c’en est une autre. Être malade nous amène à une réflexion intérieure et à nous poser la question : pourquoi cela m’arrive? Qu’est-ce que j’ai fait pour recevoir cela? Et dans la prière, la réponse nous vient parfois très rapidement : un péché, une imprudence, un abus de notre part. Il suffit alors de confesser notre péché et renoncer à la pratique de l’abus, bref apprendre la leçon. Et cela peut suffire pour retrouver la santé. Mais parfois la réponse n’est pas évidente. Pensons à Job. La maladie doit nous amener à réfléchir et à rencontrer Dieu.

La maladie demande parfois que nous appelions les anciens de l’Église, pour recevoir leurs soins pastoraux, leurs conseils, etc.

D’abord il y a un acte de foi de la part de la personne malade : elle doit appeler les anciens (ou le pasteur) pour demander de la prière. La responsabilité revient d’abord à la personne malade. C’est toujours l’approche dans les évangiles (voir Luc 8.48, Matthieu 9.2, 22, etc.) .

Il est à noter que le malade fait appel aux anciens et non à quelqu’un qui a un don de guérison. C’est important. Pour prendre une image de la bergerie, les anciens sont les sous-bergers du troupeau de l’Église qui est dans la main du Bon Berger, Jésus. Les anciens sont responsables devant Dieu de prendre soin du troupeau. Prendre soin signifie le nourrir, le guider, veiller à sa protection et le soigner lorsqu’une brebis est malade, etc. Les anciens prennent soin du troupeau de Dieu qui est sous leur garde en veillant sur lui, nous dit Pierre dans 1 Pierre 5.2. Les brebis malades devraient donc aller vers les anciens pour leur partager ce qui leur arrive.

Lorsque cela arrive, la responsabilité des anciens est double : D’abord et avant tout, ils doivent prier pour le malade. Ce n’est pas le temps de sermonner, mais de prier. Ce qui frappe les yeux et nous éclate au visage dans ce texte, c’est la place première de la prière. Les anciens font appel à Dieu de guérir le malade; les anciens ne guérissent pas. Ils obéissent simplement au Seigneur de le prier pour une guérison divine par grâce.

Deuxièmement, ils appliquent de l’huile sur le malade au nom du Seigneur. Quoique l’huile était utilisée à l’époque comme un médicament (parabole du Bon Samaritain – l’huile et le vin appliqués sur les plaies du pauvres homme battu par des brigands), tel n’est pas le cas ici dans ce contexte. C’est clair ici que l’huile n’est pas un médicament, mais un signe extérieur symbolisant la puissance spirituelle de la prière de la foi en Jésus!

Les signes extérieurs, comme l’huile ici, mais on a aussi l’eau dans le baptême, et le pain et le jus lors du repas du Seigneur, sont des aides à notre foi. Parce qu’en réalité, notre foi est faible. Nous n’avons qu’un tout petit peu de foi en Jésus, une foi qui vient et qui part parfois, une foi qui n’est même pas aussi solide qu’un grain de moutarde le plus souvent. C’est pourquoi, Dieu nous a donné ces signes pour soutenir notre foi, pour nous aider à croire, parce que c’est la foi concentrée, résolue et solide qui guérit. La foi sans douter. La foi en Jésus.

L’huile représente aussi l’autorité déléguée aux anciens par Jésus, le chef de l’Église, tout comme Jésus avait délégué son autorité aux apôtres dans le Nouveau Testament pour guérir les malades (voir Marc 6.13)

L’huile est donnée aux anciens dans l’Église locale, parce qu’ils reçoivent de Jésus une autorité déléguée dans l’Église pour prendre soin de son troupeau, incluant la guérison divine des malades qui agissent par la foi en appelant les anciens qui en retour prient pour le malade par la foi dans le nom du Seigneur. Car c’est le Seigneur Jésus qui a toute autorité et toute puissance sur la terre pour faire tout ce qu’il veut, incluant guérir, libérer, délivrer.

Application : Si vous êtes malades, vous avez l’occasion de faire appel aux anciens de l’Église pour demander leur prière avec onction d’huile (normalement sur le front).

La prière de la foi, et non l’huile (car il n’y a rien de magique), ou l’imposition des mains (qui symbolise une identification du Seigneur avec la personne malade par le moyen des anciens placés en autorité dans l’Église), ou les anciens (des hommes pécheurs et faibles sauvés par grâce), guérit le malade. Tout le poids repose sur la prière de la foi en Jésus seul, une prière d’un cœur croyant et concentré sur Jésus, et non sur les mots d’une belle prière qui frappe l’oreille. Les mots n’ont aucune force pour guérir. Ce n’est pas une question de mots, mais de puissance spirituelle dans un cri du cœur vers Jésus qui a tout pouvoir pour guérir le malade.

N’oublions jamais ce que Jacques a dit de l’importance de la foi ferme dans la prière (Jacques 1:5-8) et aussi des motifs (Jacques 4:3).

La foi en l’Esprit tout-puissant de Dieu ET l’obéissance dans la parole inspirée de Dieu que nous appliquons de tout cœur à nos vies sont des éléments essentiels à la réponse de Dieu à nos prières.

C’est ici que le discernement des anciens et leurs conseils prennent tout leur sens. Car, en partageant la Parole et en écoutant la demande du malade, le Seigneur mettra souvent en lumière un péché qui devra être confessé, abandonné et pardonné avant que la prière de la foi soit efficace.

Tout comme la maladie, le péché agit comme un élément étranger dans la vie d’un chrétien obéissant au Seigneur. Le péché est un obstacle à la Vie de l’Esprit et il est parfois (mais pas toujours) la cause de la maladie. S’il y a péché révélé, il doit être confessé avec les anciens (ou quelques anciens, le pasteur, etc.) pour être expulsé de l’âme du croyant, tout comme la maladie est commandée de sortir du corps selon la puissante et souveraine volonté de Dieu.

Il se peut qu’il n’y ait pas de péché qui monte à la surface. Il ne faut pas chercher alors, ni tomber dans des généralités. Non. C’est le Seigneur qui éclaire et qui guérit. L’importance du discernement des anciens est au premier plan. C’est pourquoi prions pour nos anciens. Ils ont besoin de nos prières dans leur travail.

Mais si le Seigneur révèle un péché, il est essentiel qu’il soit mis en lumière, confessé et renoncé.

Il est à remarquer que la confession des péchés (ou l’aveu de nos péchés) est aux uns aux autres, et non seulement aux anciens. C’est sûr que cela débute d’abord avec les anciens, et la confession est d’abord faite à ce niveau, mais si quelqu’un a péché envers un frère ou une sœur dans la foi, la confession aux anciens ne suffira pas, car la relation doit être réconciliée. Puisque nous sommes réconciliés avec Dieu en Christ, nous devons aussi nous réconcilier les uns les autres dans l’Église qui est le corps de Christ. Si tu n’es pas réconcilié avec un frère ou une sœur que tu vois, comment peux-tu dire que tu es réconcilié avec Dieu que tu ne vois pas? Une relation verticale réconciliée produit, par l’obéissance à l’Esprit de la Parole, des relations horizontales réconciliées. Mais la confession doit se limiter à la personne offensée.

Application : Si j’ai péché envers toi seul, je te confesse mon péché et te demande pardon. Mais si j’ai péché envers mon groupe de prière le mercredi soir, je n’ai pas à avouer ma faute à toute l’Église ou aux anciens, mais au groupe de prière du mercredi soir. Si j’ai manqué à mes engagements envers toute l’église, je dois alors confesser à toute l’église. La confession se limite à la personne ou au groupe offensé.

Dans une telle atmosphère de confessions humbles et de prière les uns pour les autres, la prière du juste agit avec une grande force.

Le juste n’est pas parfait, mais il a été d’abord justifié par le sang de Christ, par la repentance et la foi, et il s’applique du mieux qu’il peut avec l’aide de l’Esprit de Dieu à être juste dans ses relations avec son prochain. Sa conscience ne le condamne pas, il marche avec Dieu dans l’union spirituelle avec Jésus, et il prie de tout son cœur. Sa prière agit alors avec une grande force et efficacité. Parce que Dieu agit par lui. Et Dieu est infini dans son amour et sa puissance. Ce qu’il veut, Il le peut!

Quand une Église se met à appliquer la parole de Dieu de cette façon, Dieu se plait à écouter et répondre aux prières, et à guérir les malades. Et Jésus bâtit son Église.

Et Jacques donne l’exemple d’Élie le prophète

Pourquoi Élie? Pour deux raisons. Élie a prié avec insistance et puissance, à cause de sa relation avec Dieu. C’est le Dieu d’Élie qui était puissant, et non Élie. La preuve, c’est qu’Élie était un homme de la même nature que nous. Il est présenté dans l’Écriture comme quelqu’un de très humain, en proie aux doutes et à la dépression. Élie c’est un gars ben ordinaire qui marche avec un Dieu extraordinaire. Mais Il marche entièrement avec Dieu. Puisqu’Élie est comme nous, n’importe quel chrétien qui obéit à Dieu de tout son coeur peut manifester la même puissance dans la prière.

Jacques termine sa lettre avec une situation possible dans l’Église. Quelqu’un qui s’éloigne loin de la vérité, loin de la vraie foi qui sauve en Jésus, est une situation très sérieuse qui est comparée à l’idolâtrie dans l’AT. La vie chrétienne peut être décrite comme un chemin qui mène à la vie en opposition à celui qui mène à la mort (voir Matthieu 7.13-14).

Alors, quitter le chemin étroit pour s’égarer loin de la vérité dans le chemin de ce monde mauvais est très sérieux et comporte de très lourdes conséquences. La vérité ici n’est pas simplement de connaître intellectuellement la doctrine, que Jésus nous a sauvé par sa croix et qu’il est Seigneur par sa loi. Non. La vérité c’est plus que connaître, c’est vivre. C’est croire et le montrer par nos œuvres, nos actions en conséquence. C’est croire et le vivre. Et la foi se voit. La manière dont nous vivons notre vie démontre notre foi.

Si Jésus n’est pas obéi, alors c’est le péché qui l’est, et le salaire du péché c’est la mort. C’est grave cela.

Application : Nous devons donc prier et faire tous nos efforts pour tenter de ramener quelqu’un qui s’est éloigné de la vraie foi, non pas pour le juger mais pour le restaurer, qui vient par la repentance et la foi. Car le but c’est le ramener sur l’étroit chemin vers la vie.

Réussir, avec l’aide de Dieu, c’est sauver cette personne de la mort physique peut-être, mais surtout de la mort spirituelle et éternelle! Que Dieu nous vienne en aide!

Jude 22-23 dit : Ayez compassion des uns en faisant preuve de discernement. Quant aux autres, sauvez-les avec crainte en les arrachant au feu, en détestant jusqu’au vêtement souillé par leur contact.

Wed 21 Sep 2016, 12:38pm

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