Aux pieds du Maître 2016 : semaine 49 (du 13 au 20 décembre 2016)

1. Lecture du texte : Luc 2.6-20

2. Méditation


Ça ressemble à une tragédie, un scandale qui ferait la une dans les journaux aujourd’hui. Imaginez : donner naissance dehors, au froid dans un trou, une petite grotte à l’abri du vent. Accoucher sur de la paille, avec les moyens du bord, sans infirmière ni médecin, mais dans les grosses mains d’amour mais nerveuses d’un charpentier de métier. Réchauffer son bébé du mieux possible contre soi et en l’enveloppant d’étoffes pour le coucher dans le meilleur petit lit disponible : une mangeoire d’animaux.

C’est ainsi que Dieu a choisi de naître en tant qu’homme ici-bas.

De quoi nous faire réfléchir avant de chialer quand nous devons attendre quelques heures dans une urgence débordée à Québec.

Dieu est né en tant qu’homme dans la plus grande pauvreté.



Pourquoi cet endroit pour le Roi des rois de la terre? Serait-ce pour nous aider à comprendre la grandeur et la splendeur de ce que Dieu a mis de côté quand il s’est fait homme? Et pourquoi donc a-t-il fait cela si ce n’est parce qu’il nous aime et a voulu nous enrichir de ce que nous n’avons pas à cause de notre péché, nous les hommes qui croyons en Lui?



Tel qu’il est écrit :

… vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ: pour vous il s'est fait pauvre alors qu'il était riche, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. 2 Cor. 8.9



Voici une première raison pour laquelle Dieu s’est fait homme dans la pauvreté. Cela servait de signe pour nous aider à saisir et à croire ce que Dieu a fait pour nous en se faisant homme.



Mais il y a plus encore.



Ce qui semble une catastrophe personnelle pour Joseph et Marie devient une grande bénédiction. Dieu tourne cette tragédie à SA gloire; il change cette circonstance stressante, choquante et déprimante au plus haut point en signe puissant pour confirmer SA parole aux bergers, et aussi à tous ceux qui, plus tard, entendront les paroles des bergers. Car vous savez, un bébé qui nait à Bethlehem cette nuit-là n’a rien d’extraordinaire, mais un bébé qui nait dehors dans une grotte servant d’étable, et couché dans une mangeoire d’animaux, alors là c’est extraordinaire. Dans toute culture, à ce que je sache, la naissance d’un être humain obtient priorité dans les soins et la protection. La naissance de Jésus dehors, enveloppé de langes et couché dans une crèche devient donc le signe POUR LES BERGERS que le Sauveur est né.



Application : Dans nos vies aujourd’hui, Dieu tourne des choses désagréables à SA gloire. On appelle cela des bénédictions cachées. Cela semble au début une tragédie, une badluck, mais cela n’en est pas. Au contraire, c’est une bénédiction cachée. Dieu agit ainsi pour que nous nous s’attendions à Lui jusqu’au bout… au bout de ses plus grandes et les plus précieuses promesses pour nous. Alors persévérons!



Alors, si nous servons Dieu de tout notre cœur, et si nous entretenons une bonne relation avec Lui, ne paniquons jamais, ne nous irritons pas lorsque nos circonstances ne sont pas ce que nous nous s’attendions de Dieu. Car derrière nos tragédies se cachent toujours de grandes bénédictions si nous marchons avec Dieu. Sachons accepter tout de Dieu, l’agréable et le désagréable, et apprenons à observer, à écouter pour saisir ce qu’il fait ou ce qu’il dit. Dieu est fidèle et BON!



Parlons un peu des bergers maintenant …



Ils vivent dehors et travaillent de nuit. Ce n’est pas la belle vie croyez-moi. Et leur travail consiste à protéger des troupeaux qui ne leur appartiennent souvent pas. En tant que classe sociale, les bergers sont souvent perçus par M. tout-le-monde comme des voleurs, des menteurs et des tricheurs. Même les rabbins juifs de l’époque considéraient que c’était un péché que d’acheter d’un berger un agneau ou un mouton (parce qu’il était considéré volé). Et en cour, leur témoignage de comptait pas légalement! Étant souvent partis sur les prés sauvages du pays, et ce pendant plusieurs mois de suite loin de leur femme et enfants, les bergers ne pouvaient pas se rendre à Jérusalem facilement et participer aux cérémonies religieuses. Ils étaient donc perçus comme infidèles, désobéissants à Dieu, insoumis. Et les Pharisiens les méprisaient encore plus pour cela. Donc, avec une telle réputation, les bergers ne se voyaient pas comme des privilégiés de Dieu. Tout le contraire. Alors imaginons leur réaction quand un ange du Seigneur leur apparaît, avec une grande lumière céleste : les bergers ont alors très peur – pourquoi ? - d’abord la surprise, et peut-être aussi la peur d’être jugé par Dieu – car ils ne méritent tellement pas qu’un ange leur apparaisse, n’est-ce pas? Et s’ils en voient un c’est sûrement un jugement de Dieu sur eux, non? C’est tout le contraire de ce que Saul de Tarse pouvait s’attendre lorsque Jésus lui est apparu sur le chemin de Damas. Mais les bergers n’ont pas raison d’avoir peur. Dieu a peur eux une bonne nouvelle pleine de grâce et de miséricorde;
Application : Avons-nous peur du jugement de Dieu? D’où vient cette peur? de Dieu ou des hommes? Se pourrait-il que nous ne connaissions pas bien Dieu, qui non seulement est notre juge parfait mais aussi notre Sauveur parfait en Jésus-Christ. Avons-nous besoin de croire en son amour autant qu’en sa justice? Or sa justice est tombée sur Jésus sur la croix, à notre place.

L’ange donne aux bergers un signe pour le reconnaître, un signe tangible pour assurer les bergers qu’ils ne sont pas entrain d’halluciner...Ce signe n’est pas une étoile dans le ciel (ce signe sera pour les mages en Orient), ce signe n’est pas un traîneau tiré par des reines parmi les étoiles non plus Rire à gorge déployée, ce n’est pas non plus une couronne brillante sur la tête d’un bébé-roi, ou d’autre chose qui impressionne l’esprit de l’homme. Non. Le signe est d’une grande humilité qui convient à des bergers, des gens humbles de condition, pauvres et méprisés par le monde en général. Un signe pour les bergers qui leur annonce qu’eux aussi ils peuvent être sauvés, même si les religieux de l’époque les excluaient. Oui, la bonne nouvelle a été annoncée d’abord aux pauvres de ce monde et confirmée par un signe d’un grand abaissement. Le signe que Dieu le Sauveur serait couché dans une mangeoire. Tout un signe. Au Québec aujourd’hui, on pourrait comparer cela à donner naissance dehors, dans une ruelle de Québec, à l’abri près d’un container à déchets et réchauffé par un feu provenant d’une poubelle de métal; le bébé enveloppé dans un chandail et couché sur un lit de vieux Publisacs. Mais c’est tout un signe pour les décrochés du système, parce que Dieu appelle aussi les décrochés à croire et à être sauvés. Gloire à Dieu! Quel Dieu BON et COMPATISSANT! Dieu nait parmi eux parce qu’ils sont aussi les bienvenus à croire pour être sauvés. Dieu s’est fait homme pour sauver les hommes et il s’est fait pauvre pour rassurer les pauvres qu’ils ne sont pas rejetés par Dieu et qu’ils sont en fait privilégiés, de par leur pauvreté, à croire en Lui.
Cette immense humilité souligne en réalité une immense grandeur. Et les anges qui apparaissent par la suite en remplissant le ciel, comme des feux d’artifices partout dans le ciel, en avant, en arrière, sur tous les côtés, et qui chantent, ce sont les témoins de cette œuvre grandiose de Dieu : Gloire à Dieu au plus haut des cieux! Parce que la paix est maintenant descendue sur la terre pour ceux que Dieu aime.

Et remarquons ceci : les bergers, ces derniers de la société, sont les premiers à recevoir la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur du monde! Et comment réagissent-ils à cette nouvelle?

Ils passent à l’action.

Et nous? Passons-nous à l’action quand Dieu se révèle à nous par sa parole et par son Esprit? Est-ce que notre foi est suffisamment forte pour nous pousser à l’action?

En effet, les bergers (ces méprisés) ne sont des auditeurs oublieux, des consommateurs de paroles de Dieu, des gens passifs qui ne font que recevoir ce que Dieu a pour eux. Non! Il est écrit : Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: «Allons jusqu'à Bethléhem pour voir ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.» Ils se dépêchèrent d'y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, ainsi que le nouveau-né couché dans la mangeoire.

La foi chrétienne est fondée sur des faits historiques et vérifiables. Les bergers sont allés vérifier ce qu’ils avaient entendus. Ils obéissent aux paroles révélées par les anges. Ils se dépêchent pour croire aux paroles. Et ils constatent que l’improbable est vrai. Ils voient et ils croient. Thomas, le disciple du Seigneur, ne voulait pas croire avant de voir. Mais les bergers semblent avoir une attitude différente. Ils croient et ils vont voir pour confirmer leur foi. Nous devons faire de même aujourd’hui. Notre foi doit nous pousser à l’action, car la foi sans les œuvres est morte. L’œuvre des bergers est d’aller voir ce qu’ils croient parce que Dieu le leur a révélé. Notre œuvre est d’agir par la foi, de marcher par la foi, de passer à l’action en croyant et en comptant sur Dieu et sur les promesses de sa parole. Et que se passe-t-il alors? Notre foi est alors fortifiée et nous grandissons dans la foi.

Mais ce n’est pas tout. Une fois leur foi confirmée, quand ils voient que c’est bien vrai ce signe, ils croient ALORS que ce que l’ange leur a dit est vrai. Qu’avait dit l’ange? aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur.
AHHHHHHHHH. Remarquons bien ce qui se passe car cela s’applique à nous. Notre foi (ce que nous croyons selon l’Écriture) est mise à l’épreuve. Si nous AGISSONS par la foi et PASSONS À L’ACTION alors là (et seulement là) notre FOI DEVIENT RÉELLE. Souvenons-nous de la parole : sans les oeuvres, la foi est morte.

Et les bergers passent à l’action de nouveau! Ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Ils partagent la bonne nouvelle qu’ils ont vérifiée. Il en va de même pour nous. Notre foi doit être éprouvée pour devenir réelle, et une fois éprouvée dans les faits, nous sommes alors capables de la communiquer avec assurance aux autres. Mais les bergers ne font pas seulement que témoigner aux autres. les bergers repartirent en célébrant la gloire de Dieu et en lui adressant des louanges à cause de tout ce qu'ils avaient entendu et vu et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.

Les bergers retournent à leur travail humble et méprisé, mais transformé par Dieu dans leur coeur. Ils travaillent dorénavant en louant Dieu à cause de tout ce qu’ils avaient entendu et vu. Qu’il en soit de même pour nous!

Tue 13 Dec 2016, 16:55pm

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